Alain PUECH nous fait découvrir cet ouvrage brièvement appelé fort Gérard fait partie des lignes de défense autour de la ville de Verdun.
C’est un Séré de Rivières construit en 1888 sur les communes de Douaumont-Vaux et, de par sa position, il est emblématique de la bataille autour de cette ville.
Suite à l’amélioration des matériaux de construction et de l’armement qui vont progresser jusqu’au début de la guerre, il va subir de nombreuses transformations.
Il n’est bien entendu pas question de réécrire l’histoire de la Grande Guerre, mais le fort à proprement dire en a une puisqu’il faisait partie des 19 fortifications (Toul, Epinal, Belfort) et de 7 ouvrages le long des côtes de Meuse épaulé par Vaux et Thiaumont.
Construit sur un vaste espace de 7 hectares, il est constitué de vastes fossés défendus par des caponnières dotées de canons revolvers et d’un réseau de barbelés conséquent.
Doté en début de guerre d’une importante garnison de 484 hommes, il bénéficiait d’un confort relatif avec boulangerie, cuisines, chambrées, infirmerie, groupe électrogène, citernes d’eau, stock de munitions.
L’ouvrage, peu avant le conflit qui va nous opposer aux Allemands, va se renforcer avec des murs plus épais en maçonnerie faite de moellons ainsi que d’une couverture en terre plus importante et d’une garnison qui va passer à 890 hommes.
De 1906 à 1909 l’armement va évoluer avec sur le haut du fort des postes d’observations blindés et il sera installé une tourelle Galopin tirant des obus de 150mm.
Tous ces aménagements en feront, avec ceux de Moulainville et du Roselier, un des ouvrages les plus fortifiés de la ceinture de Verdun.
La mobilisation va modifier la garnison qui va se renforcer gardant le 164e RI.
La tourelle Galopin va tirer de nombreuses fois en direction des jumelles d’Ornes où les Allemands ont des observatoires, mais le fort continuera à être pilonné à l’arme lourde.
En vue de renforcer le dispositif militaire sur la Marne où la bataille fait rage les forts sont désarmés.
Douaumont n’est gardé que par une cinquantaine de territoriaux, permettant aux Allemands de reprendre l’offensive sur le fort, celui-ci étant un excellent poste d’observation sur la rive droite de la Meuse.
Il va servir d’abri pour les troupes montantes et descendantes et c’est la 2e Armée, sous les ordres de Nivelle, qui sera chargée de reprendre son propre fort.
Du 17 au 25 mai 447 000 obus dont 152 000 d’artillerie lourde vont tomber sur Douaumont
La première attaque ayant échoué, il fut décidé par le général Mangin, remplaçant du général Nivelle, d’une deuxième offensive le 24 octobre 1916.
La vie intérieure du fort sera bouleversée par l’explosion d’un dépôt de grenades et liquide lance-flammes où seront tués 800 à 900 soldats Allemands qui y reposent toujours dans deux casemates murées.
C’est le cimetière Allemand du fort appelé « Sargdeckel ».
Après la reprise du fort par les Français et malgré les canonnades Allemandes, le génie après évacuation des gravats va consolider les petits ouvrages détruits, replacer les barbelés, remettre en état la casemate de Bourges ainsi que les portes blindées et établir des chicanes bétonnées.
Clémenceau, alors sénateur, viendra passer deux jours sur le site les 6 et 7 janvier 1917.

































































































