Régiments de Zouaves
A PROPOS DES ZOUAVES
S'il n'est pas aisé de se
retrouver dans l'organisation et la nomenclature
des unités coloniales, c'est encore plus vrai
pour les régiments de Zouaves. Qu'on en juge :
l'unité à laquelle a appartenu Louis
Botti, dont le témoignage est référencé
ci-après, a été dénommée successivement 1er
Zouaves de Marche, 1er Régiment de marche de
Zouaves, 1er bis de Zouaves, 7e Zouaves de
Marche, 3e Mixte de Zouaves et de Tirailleurs
pour la seule période allant de 1914 à 1916 !
Heureusement, là encore, le site Marsouins,
Chacals et Turcos nous
restitue très précisément l'évolution des
noms et des affectations de ces régiments. Cette
extrême mouvance s'explique, semble-t-il, par le
fait que l'unité fonctionnelle de ces troupes
était le bataillon. Mais au lieu de constituer
des éléments autonomes, comme c'était le cas
pour les Bataillons de chasseurs par exemple, ils
formaient des sortes de sous-ensembles que l'on
groupait et scindait à volonté, en
fonction des circonstances et des besoins. Ainsi
se créaient, se maintenaient sous des
appellations diverses et changeantes, et
disparaissaient les unités selon une logique
compréhensible par la seule administration
militaire.
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| Alger (38e DI)
Parmi les zouaves, Etienne
Giran
Editions du Monde Nouveau,
1923
Les récits
contenus dans cet ouvrage couvrent une période
allant d'avril à septembre 1916. L'auteur, un
pasteur protestant, "a non seulement voulu
peindre la vie du poilu, mais révéler ses
vélléités de discussion philosophique, morale et
théologique." Sans aucune prétention à
l'édification ou au prosélytisme, il révèle un
aspect insoupçonné et rarement évoqué de la
psychologie des soldats. (Témoins, p.433-435)
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(37e DI)
Carnet de route d'Ernest Etienne (document disponible en ligne)
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Alger (38e DI) Anciennement 5e régiment de marche de Zouaves,
devient 3e bis le 3 janvier
1915
La cote 304, André Dollé
Berger-Levrault, 1917
L'auteur fait
un récit des combats qui eurent lieu sur l'Yser
(1915) et à la cote 304 (Verdun, 1916). "C'est
une oeuvre littéraire, estime Cru, par la propension
à écrire des fictions agréables au public, sans
psychologie ni observation juste, sans
sincérité." (Témoins, p.585-587)
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(38e DI)
| Historique
du 4e Zouaves de 1870 à
1962
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(45e DI) D'abord régiment de marche du 1er Zouaves
(ou 1er bis), devient 7e Zouaves
le 23 décembre 1914
Avec les Zouaves, Louis Botti
Berger-Levrault, 1922
L'auteur gagna
le front comme lieutenant le 27 décembre 1914 au 7e Zouaves (ex
1er
bis de Zouaves). Il fut blessé et évacué le 12
septembre 1916. La période qu'il relate va du 1er
août 1914 jusqu'à la date de son évacuation.
C'est, selon Cru, le "seul récit digne de ce
nom qui nous vienne des troupes d'Afrique." Le
livre de Botti est honnête et sincère jusqu'à la
fin de 1915. Après, il semble qu'il ait quelque peu
brodé. (Témoins, p.93-96) |
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Maroc (Division marocaine, 9e CA) D'abord Régiment de marche de Zouaves de
la Division marocaine, devient
le 8e Zouaves le 1er octobre
1914
Au front, Maurice d'Hartoy
Perrin, 1916
"Ce livre est le type de
souvenirs dont il faut se méfier à chaque
page" prévient Cru. Maurice Hanot, l'auteur,
fut versé de la cavalerie dans l'infanterie le 11
février 1915, avant d'être blessé le 11 mai
suivant. (Témoins, p.617-620)
Pages de gloire et de misère,
René des Touches
Edition du Boccard, 1917
Cru estime que les récits de cet
auteur "sont des fictions et de la pire
sorte." Il doute même qu'il ait réellement
combattu : "son ton est tellement celui d'un
non-combattant qu'il serait possible après tout
qu'il n'ait jamais vu le feu." (Témoins, p.644-646)
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Régiments mixtes (Zouaves et Tirailleurs)
(45e DI) Anciennement 7e Zouaves, devient le 3e mixte
le 18 juillet 1915
Avec les Zouaves, Louis Botti
Berger-Levrault, 1922
L'auteur gagna
le front comme lieutenant le 27 décembre 1914 au 7e Zouaves (ex
1er
bis de Zouaves). Il fut blessé et évacué le 12
septembre 1916. La période qu'il relate va du 1er
août 1914 jusqu'à la date de son évacuation.
C'est, selon Cru, le "seul récit digne de ce
nom qui nous vienne des troupes d'Afrique." Le
livre de Botti est honnête et sincère jusqu'à la
fin de 1915. Après, il semble qu'il ait quelque peu
brodé. (Témoins, p.93-96)
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Régiments de marche d'Afrique (Zouaves)
| Combats d'Orient, Ricciotto
Canudo
Hachette, 1917
Mon âme pourpre
La Renaissance du livre, 1918
Engagé dans la
légion garibaldienne, l'auteur fut après la
dissolution de cette unité versé dans une unité de
zouaves (le 1er RMA était composé de bataillons de zouaves) destinée au Corps Expéditionnaire d'Orient.
Il participa aux campagnes des Dardanelles, de Serbie
et de Macédoine, en 1915 et 1916. Le premier récit,
Combats d'Orient, évoque les Dardanelles de
juillet à septembre 1915, et la Serbie d'octobre à
décembre de la même année. Le second, Mon âme
pourpre, a pour cadre la Macédoine en 1917.
Bien que Canudo eût été un soldat d'élite bardé
de décorations, ses écrits ne sont pour Cru rien
d'autre que des "élucubrations étranges".
On y trouve cependant ça et là des notations
intéressantes. (Témoins, p.286-288)
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