Régiments d'infanterie nos 351 à 365
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| Langres, Epinal (Brigade
Klein)
Carnet
de route, Jacques Roujon
Plon,
1916
Après avoir débuté la campagne au
152e RI où il fut légèrement blessé, l'auteur
rejoignit le front avec sa nouvelle unité en
septembre 1914. Il y demeura jusqu'au 15 janvier
1915, date à laquelle il fut évacué pour maladie.
"Voici un excellent journal, nous dit Cru,
fidèle, sincère. [...] C'est un des bons
témoignages, trop rares, venant de simples
soldats." (Témoins, p.237-239)
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| Toul (73e DI, 4e
GDR)
Si
je reviens comme
je l'espère, Marcel
Papillon
Grasset,
2003 (réédition poche 2005)
Né en 1889, Marcel Papillon est clerc de notaire
à Vézelay. Dès septembre
1914 il est en première
ligne, où il demeurera
pendant pratiquement
toute la durée de
la guerre. L'ouvrage
présente sa correspondance
de guerre, complétée
par celles de deux
de ses frères et
de sa soeur. C'est
un témoignage d'un
intérêt psychologique
indéniable. L'auteur
brosse en outre
un tableau précis
et généralement
horrifié des combats
auxquels il participe.
A partir de 1916,
très affecté par
la mort de son frère
cadet, la veine
se tarit et sa correspondance
devient sporadique
et purement informative.
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| Briançon
Lettres de Frère Aimé
Gabalda, 1916
Aimé Berthomier, dit Frère Aimé en
religion où il était moine hospitalier, fut
mobilisé en août 1914, et mourut lors de l'attaque
du Linge, le 20 août 1915. Sa correspondance
révèle un esprit naïf, entièrement soumis à
l'autorité, et qui ne fait preuve d'aucune distance
critique. (Témoins, p.492-493)
Journal de guerre 14-18, Henri Desagneaux
Denoël, 1971
Témoignage d'un capitaine affecté dans cette unité. Il
fut mobilisé le 2 août 1914
comme lieutenant de réserve
dans une unité des chemins de
fer. Son journal a été traduit
en anglais sous le titre A French Soldier's War Diary (Elmsfield Press, 1975).
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Neufchâteau, Toul
Le songe,
Henry de Montherlant
Grasset, 1922
(Réédition poche : Folio no
1458, 1983)
"Il vaut mieux ne pas prendre
Montherlant trop au sérieux" écrit
Norton Cru au sujet de ce livre. Il a raison.
Montherlant offre un bel exemple de
mystification quant à sa carrière
militaire. Son biographe Pierre Sipriot
rétablit la vérité - une vérité qui sans
être infâmante n'a rien de glorieux. Inapte
au service armé, le jeune écrivain fut
versé dans le service auxiliaire en août
1917, puis affecté comme secrétaire
d'état-major le 22 novembre 1917. |
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| Désirant
ardemment pouvoir se prévaloir d'avoir connu
le front, mais ne voulant à aucun prix
courir le risque d'être affecté dans une
unité combattante, il fut finalement
intégré par protection à la CHR du 360e RI
le 29 avril 1918, unité dont le commandant
était l'un de ses oncles. Légèrement
blessé le 6 juin suivant en arrière des
lignes, il fut ensuite affecté à une
ambulance de triage puis reconnu inapte le 20
octobre 1918. Montherlant, dit son biographe,
est de ceux qui ont rêvé la guerre plutôt
qu'ils ne l'ont faite. (Témoins, p.492-493) |
Mors et Vita. Chant
funèbre pour les morts de Verdun, in
Essais
Gallimard,
1988 (Bibliothèque de la Pléiade)
Montherlant sans
masque, Pierre Sipriot
Laffont, 1982
Mors
et Vita est une oeuvre autobiographique.
Elle offre notamment une relation assez
fiable - pour autant que Montherlant soit
jamais fiable lorsqu'il parle de lui-même !
- des circonstances de sa blessure. |
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| Chant
funèbre est purement littéraire. Nous
citons la biographie de Pierre Sipriot car
elle contient de nombreux extraits de la
correspondance et des carnets intimes de
l'écrivain. Elle dresse un tableau
évocateur de l'attitude de ces jeunes gens
"ayant des relations" qui
guignaient la gloire d'avoir fait la guerre,
tout en se gardant bien d'en courir les
dangers. |
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Saint-Denis
Correspondance d'Alexandre Jacqueau (document disponible en ligne) |
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