Régiments d'infanterie nos 231 à 245
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| (55e DI)
Le feu, Henri
Barbusse
Flammarion,
1917 (Réédition 1996, augmenté d'un Carnet
de guerre. Edition poche : Le Livre de poche,
no
6524)
Clarté
Flammarion,
1919 (Réédition 1978)
Lettres à sa femme, 1914-1917
Buchet-Chastel, 2006 Cru ne
supportait pas qu'on fît de la littérature
à propos de la guerre. Aussi se montre-t-il
très sévère à l'égard des oeuvres de
Barbusse, et notamment de celle qui eut le
retentissement le plus considérable : Le
Feu. Il reproche à l'auteur d'avoir
conçu un roman dans la veine de Zola - ce
qui est indéniable -, et pour cela lui
dénie toute authenticité et toute
sincérité - ce qui est injuste. Il n'a pas
su voir que Barbusse n'a pas cherché à
consigner scrupuleusement son expérience
individuelle, mais à évoquer une mythologie
nouvelle de la guerre - une mythologie faite
de souffrance, de misère et d'abjection -
pour mieux la dénoncer.
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Outre les deux livres cités, un roman : Les
Enchaînements (Flammarion, 1925) évoque
sur une cinquantaine de pages son expérience
de fantassin. Enfin, ont été récemment publiées ses
Lettres à
sa femme. (Témoins, 555-565)
Cru se plaignait de manquer d'informations
précises sur la biographie militaire de
Barbusse. Voici ce que nous apprend l'ouvrage
de Philippe Baudorre, Barbusse (Flammarion,
1995). Après s'être engagé le 4 août
1914, il rejoint le dépôt d'Albi le 10
septembre. Versé au 231e RI (18e Cie, 3e
Section), il part pour le front le 29
décembre. Atteint de dysenterie, il est
affecté comme brancardier le 12 juin 1915.
Ne guérissant pas, il est versé le 18
novembre au 8e RIT, et affecté le 27 comme
secrétaire à l'Etat-Major du 21e CA. Il est
à nouveau hospitalisé le 4 avril 1916, et
il alterne dans les mois qui suivent
périodes de convalescence et
d'hospitalisation : c'est à cette époque
qu'il publie son roman Le Feu.
Appartenant à la 20e section des SEMR, il
est versé le 24 janvier 1917 au 30e RIT,
puis réformé temporaire le 1er juin 1917.
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Notre guerre, José Germain
La Renaissance du Livre, 1918
La grande crise, en
collaboration avec Jean
Germain
La Renaissance du Livre, 1920
L'auteur fut
affecté dans ce régiment lorsqu'il gagna le front,
fin janvier 1915, et y demeura jusqu'à sa
dissolution en mai 1916. Vaudevilliste avant la
guerre, Cru lui reproche de n'avoir "pas su
dépouiller ses habitudes d'écrivain" qui vise
à l'effet, et estime qu' "on ne peut pas le
prendre au sérieux". Il a également rédigé
en collaboration un livre de réflexions, qui selon
Cru est incomparablement meilleur, et dont certaines
pages "sont remarquables par leur
élévation". On ignore la part qu'a pris le
coauteur dans la rédaction, et si on doit lui en
attribuer l'inattendue qualité. (Témoins, 316-318
& 432-433)
L'âme des chefs, Jean des
Vignes Rouges
Perrin, 1917
L'auteur
est resté au 231e RI du 15 août au 15 septembre
1914. Il a retranscris
ses souvenirs dans cet ouvrage, qui est "un
mélange d'observations didactiques, de souvenirs de
campagne et de pensées." Cru dit à son propos
"qu'on est mal venu de se faire l'opologiste de
la guerre quand on n'a pas été du nombre de ceux
qui l'ont faite et en ont souffert." (Témoins,
648-653)
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Histoires vraies, Louis Vergne
Anovi, 2002 Né le 20 juin 1890 à Crocq
(Creuse), issu d'une modeste
famille d'agriculteurs, il fait
de brillantes études et est
élève dans une école supérieure
de commerce à Nancy lorsqu'il
est appelé en 1911 au 37e R.I. pour
effectuer son
service militaire. A la déclaration de guerre, il est sergent. Blessé
dès le 11 août, il rejoint
le 237e RI en octobre. Il
participe aux combats de
Notre-Dame-de-Lorette, passant l’automne et l’hiver 1914-15 dans des conditions
effroyables. Nommé sous-lieutenant en avril
1915, il est retiré du front. Il sera affecté ensuite au 79e RI. |

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C'est sous forme de nouvelles autobiographiques que Louis Vergne a choisi de rédiger ses mémoires.
C'est un témoignage souvent pittoresque et toujours passionnant, rédigé
avec franchise et une grande simplicité de ton.
(D'après Eric Labayle) |
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| (63e DI)
Le passage de l'Aisne, Emile
Clermont
Grasset, 1921
Arrivé sur le front le 12 septembre,
l'auteur a rédigé, à la demande de son colonel, un
récit quasi officiel des journées de combat des 12,
13 et 20 septembre 1914. C'est, selon l'expression de
Cru, un "beau marbre de style académique",
aussi froid qu'impersonnel. (Témoins, p.113-115)
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| (75e DI)
Les cigales dans la mêlée,
Charles Terrin
Nîmes : A. Gomès, 1924
Ce journal très régulier, qui va du 27
juillet au 8 septembre 1914, est particulièrement
intéressant pour le tableau détaillé qu'il dresse
des premières semaines de guerre : mobilisation,
concentration, combats. Il dépeint remarquablement
l'état d'esprit de ces soldats qui partirent
"la fleur au fusil". (Témoins, p.241-242)
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Mise à jour : 25 février 2008 |
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