Régiments d'infanterie nos 151 à 165

 

Reims, Verdun (42e DI, 6e Région militaire)

Les enfants de la "Grande Revanche", Louis Campana
Marcel Gilly, 1920
Présenté sous forme de lettres fictives, ce livre "remarquable" est un journal à peine déguisé qui couvre toute la campagne de l'auteur, de son arrivée sur le front à la mi-janvier 1915 à son évacuation définitive le 8 mai 1916. (Témoins, p.102-104)
 

Verdun, Raymond Jubert
Payot, 1918 (réédition : Presses universitaires de Nancy, 1989)
Un témoignage vrai et sans complaisance sur ce que furent les combats à Verdun de mars à mai 1916. (Témoins, p.328-330)

 

Langres, Gérardmer (41e DI, 7e CA)

Carnet de route, Jacques Roujon
Plon, 1916
L'auteur ne resta que quelques jours dans cette unité : arrivé avec elle sur le front le 24 août 1914, il fut évacué deux jours plus tard. Son journal "fidèle, sincère" consacre toutefois plusieurs pages à cette courte période, notamment les combats de Raon-l'Etape du 25 août. (Témoins, p.237-239)

Carnet de route, Paul-André Drouet
Paul-André Drouet est né à Paris le 20 mai 1890. Incorporé au 82e RI, il est ensuite affecté au 152e RI qu'il rejoint comme sous-lieutenant fin juin 1915. Il est blessé dans les Vosges le 17 août suivant. Son carnet s'interrompt en octobre 1915, alors qu'il s'apprête à rejoindre son unité. (D’après Yves Salmon)
(document disponible en ligne)

 

Lérouville (40e DI, 30e CA)

Les rides du sol, Ernest Chaussis
Ysec, 2004
Après un court séjour sur le front au 150e RI et une longue période de maladie puis de convalescence, l'auteur est affecté à cette unité, qui tient un secteur en Champagne, le 5 novembre 1916 avant d'être évacué de nouveau pour maladie en juillet 1917.

 

Si Chaussis a peu connu la vie des tranchées, il a néanmoins laissé un témoignage digne d'intérêt en raison de sa curiosité intellectuelle et la diversité de ses talents. Dessinateur, musicien, il se plait à observer, réfléchir, tirer des leçons pour le présent et l'avenir. Il lève ainsi un voile sur les coulisses de la Grande Guerre et quelques-uns de ses aspects les moins connus.

Bruyères, Lyon (43e DI, 21e CA)

Les mémoires d'un rat. Les commentaires de Ferdinand, Pierre Chaîne
édition complète : Payot, 1921 (réédition : L. Pariente, 2000)
Seule une partie de cet ouvrage se rapporte au 158e RI, unité à laquelle l'auteur fut affecté pendant l'année 1914. C'est "sous son apparence de farce [...] une oeuvre sérieuse" dont la première édition, parue pendant la guerre, connut un réel succès de librairie. (Témoins, p.424-426)

 

Reims, Verdun (42e DI, 6e CA)

Carnet de route d'Alphonse Schalkens
(document disponible en ligne)

Verdun (Brigade active de Verdun, 6e Région militaire)

Un moine soldat. le sous-lieutenant Xavier Thérésette
Beauchesne, 1917
Livre mémorial dans lequel on trouve quelques fragments d'une correspondance d'un grand intérêt. L'auteur, un franciscain combattant, fut affecté à cette unité du début de la guerre jusqu'à la fin octobre 1914. (Témoins, p.548-549)

Verdun (Brigade active de Verdun en août 1914, 54e DI en juillet 1915, 29e DI du 15e CA en juillet 1916)

Frères d'armes, André Thérive
Les étincelles, 1930
Roger Puthoste – qui prendra pour pseudonyme littéraire André Thérive – est né en 1891. Il est sous les drapeaux lorsque la guerre éclate. Il participe notamment aux combats de Ville-sur-Couzances le 6 septembre 1914, où il est blessé et évacué 53 jours ; de Jumelle d'Ornes le 14 décembre ; de Marchéville le 12 avril 1915, où il est à nouveau blessé et évacué pendant 47 jours. Nommé caporal le 9 mars, il est ensuite sergent-fourrier (2 décembre 1915) puis sergent-major (17 janvier 1917) dans une compagnie de mitrailleuses.

« Frères d’armes » est le premier volume d’une collection de témoignages paru chez l’éditeur de Norton Cru, et dont ce dernier est sans doute à l’origine. Paradoxalement, cet ouvrage est avant tout littéraire. En 1930, Thérive est un auteur réputé et un critique influent. Chef de file du roman populiste, il se place résolument du côté des sans grade. Ce sont moins les faits militaires qui l'intéressent (« Je vais passer les histoires qu’un chacun raconterait aussi bien que moi, et qui ne sont que la guerre ») que la façon dont la guerre modifie et pervertit les relations entre les individus. Ironiste quelque peu désabusé, généreux et compatissant, son témoignage respire la sincérité, même si certaines anecdotes paraissent enjolivées. Thérive avait la réputation d’un homme de cœur… ce qui ne l’empêcha pas plus tard de collaborer avec l’occupant nazi.
Il a également évoqué sa guerre dans d'autres ouvrages, notamment "Noir et or" (1930), "Voix du sang" (1955) et "Ecrevisse de rempart" (1969). Il a laissé enfin une volumineuse correspondance de guerre qui a été partiellement éditée par Benoît Le Roux dans André Thérive et ses amis en 14-18 (chez l'auteur, 1987). 


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Mise à jour :
3 décembre 2007