Régiments d'infanterie nos 121 à 135
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| La Rochelle (35e DI, 18e CA)
Impressions de guerre d'un
soldat chrétien, Henri Robert
Fischbacher, 1920
Correspondance d'un jeune pasteur
protestant, qui fit toute la campagne, du 3 août
1914 jusqu'à sa mort le 30 avril 1918. C'est un
"témoignage sans prétention", nous dit
Cru, qui contient "un trésor de
renseignements." (Témoins, p.542-545)
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Carnets d'un poilu girondin, Maurice
Vincent
Ysec, 2003
Maurice Vincent, Libournais
de 25 ans, est mobilisé dès août 1914. Il part aussitôt pour le nord de la France, participe à la
bataille de la Marne, puis se bat sur l'Aisne. Il y est gravement blessé. Il
regagne le front
en 1915, dans les secteurs de l'Aisne et du Chemin des
Dames. En 1916, son régiment est engagé dans la bataille de Verdun où il croit
devenir fou devant la violence des combats. Atteint de dysenterie, il est envoyé vers l'arrière à la fin de
l'année 1916. En 1917, il demande sa mutation dans l'aérostation.
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Son journal, écrit sur le vif (à Verdun, il confie qu'il est en
train d'écrire dans un trou d'obus), est marqué par une rare sobriété. Il
constate la mort de ses camarades sans effet littéraire. Ces écrits permettent
de suivre le parcours d'un sous-officier, qui sera promu sous-lieutenant puis lieutenant au front. |
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Laval (8e DI, 4e CA)
| Moissons
rouges, Albert
Filoche
Association
L'Oribus,
2004
Albert
Filoche,
brancardier
au
124e
RI de
1915 à 1918,
a laissé des
lettres,
des poèmes,
des contes
et
des carnets
qui témoignent
de son expérience
de soldat.
Il y
parle
évidemment
de la
guerre,
mais
aborde
aussi
bien
d'autres
questions.
Esprit
ouvert
et
attentif,
il
lit,
observe,
réfléchit.
Tout
l'intéresse
: la
politique,
les
questions
internationales,
les
problèmes
économiques,
le
bourrage
de
crâne,
le
quotidien
des
gens
dans
les
régions
traversées,
la
nature...
(Information
éditeur)
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Ma
campagne au jour le jour, Joseph Hassler
Perrin,
1916
Journal sans envergure, mais non sans
enflure verbale, d'un officier portant sur la
période allant du début de la guerre jusqu'au 1er
avril 1915. (Témoins, p.159-161)
Pour la
France, Alfred Joubaire
Perrin,
1917
C'est un témoignage scrupuleux,
assez plat, qui débute le 1er août 1915 pour
s'interrompre le 31 mai 1916, l'avant-veille de la
mort de l'auteur - avec une assez longue coupure (20
février - 30 septembre 1915) due à une évacuation
pour blessure. (Témoins, p.163-164)
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Valenciennes (1e DI, 1er CA)
Mort
? Pas encore !, Emile Carlier
Société
Archéologique de Douai - Claude Carlier,
1993
Emile
Carlier a 31 ans lorsque la guerre éclate.
Il n'est pas mobilisé, et se retrouve
bloqué à Douai par l'invasion allemande. Il
parvient cependant à rejoindre les lignes
françaises le 1er octobre 1914. Il gagne le
centre de regroupement de Guéret, et
s'engage. Il a laissé un récit de cette
période, qui va du 20 juillet 1914 au 31 mai
1915 sous le titre "Les souvenirs d'un
réfugié", non repris dans cette
édition. |
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Ses souvenirs de combattant débutent le 6
octobre 1915 et se terminent le 7 février
1919. C'est un journal très complet, qui
abonde en détails et en informations de
première main. Sous-officier téléphoniste,
Emile Carlier est un témoin privilégié. Il
décrit avec méticulosité et sans aucune
complaisance le spectacle abominable auquel
il participe. Carnet
d'un combattant, Louis Mairet
Crès,
1919
Seule une
partie de ce livre : la période qui va de mars 1915
au 29 septembre 1916, date à laquelle l'auteur fut
évacué pour blessure, concerne le 127e régiment.
Il a laissé ces carnets de notes, publiés
pratiquement tels quels. (Témoins, p.189-195)
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| Abbeville, Amiens (3e DI, 2e CA)
Mon
carnet de route : 1916-1918, Louis
Désalbres
Dax
: Imprimerie Dumolia,
1958 (Document
consultable en ligne)
Né à Bou-Saada en Algérie, Louis Désalbres
réside à La Réole quand
il est mobilisé le 8 janvier
1916 au 107e RI. Le 28 juillet,
il gagne l'arrière du front
dans une unité d'instruction,
instruction qu'il poursuit
après avoir été versé au
128e RI le 27 septembre
1916. Le 24 mai 1917, il
est affecté à la 2e compagnie.
Il participe avec cette
unité à tous les combats,
notamment ceux terriblement
meurtriers de l'été 1918.
Nommé caporal en juin 1918,
il est désigné à la fin
août pour suivre les cours
d'aspirant à Saint-Cyr.
Il ne rejoindra pas le front
avant l'armistice. Louis
Désalbres, qui était bachelier
(il fera après la guerre
une brillante carrière d'ingénieur-chimiste)
et se qualifie lui-même
de maurrassien, a laissé
un récit sans fioritures
et très vivant de sa campagne.
Il est en outre d'une parfaite
précision tant sur le plan
chronologique que topographique. (Consulter le carnet de route au format
PDF - document proposé par M. Pierre
Latécoère)
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| Le Havre (5e DI, 3e CA)
La
ruée, Robert Desaubliaux
Bloud,
1920 (réédition : Presses de la Renaissance, 2005)
Après un début de campagne dans la
cavalerie, l'auteur passe dans l'infanterie comme
sous-lieutenant le 13 juillet 1915, jusqu'à sa
blessure à Fleury-sous-Douaumont le 19 mai 1916. Son
journal, sans grosses retouches, se distingue
"par [son] honnête tenue, par [sa] sincérité
la plus audacieuse, dans les faits comme dans les
sentiments." (Témoins, p.126-129)
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| Deux musiciens dans
la Grande Guerre, Lucien
Durosoir
Tallandier, 2005
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| Né en 1878 à Boulogne-Billancourt, Lucien
Durosoir est un
violoniste solo
de réputation internationale
lorsque la guerre
éclate. Mobilisé
au 4e RIT,
il se porte volontaire
pour intégrer une
unité combattante
et est versé le
5 octobre 1914 au
129e RI. Le 14 novembre,
il est affecté à
la 3e compagnie
et part pour le
front vers Reims.
A partir de décembre,
il est dans le secteur
de La Ville au Bois.
Fin mai 1915, il
gagne l'Artois où
il participe aux
terribles combats
de Neuville-Saint-Vaast.
Fin juin, il passe
brancardier. On
lui confie la charge
de constituer un
groupe de musique
de chambre pour
agrémenter les loisirs
de la troupe et
surtout des officiers
supérieurs.
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| En octobre, il est détaché auprès du QG de
la 5e division,
à la demande du
général Mangin. Lucien
Durosoir est un
artiste et un intellectuel.
Or les longues lettres
qu'il adresse à
sa mère, publiées
dans cet ouvrage,
dressent le portrait
d'un homme stoïque,
dur au mal, froidement
résolu et qui prend
sa part, sans état
d'âme, de la violence
de la guerre. Son
récit des combats
de la Neuville,
au cours desquels
il avoue avoir goûté
l'ivresse du combat
rapproché et l'émotion
de tuer à bout portant,
constitue un témoignage
d'une rare crudité.
Par sa précision,
sa franchise et
son honnêteté intellectuelle,
le témoignage de
Lucien Durosoir
constitue un document
d'un remarquable
intérêt.
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Un
soldat de France, [Jean de Langenhager]
Plon
& Berger-Levrault, 1919
L'auteur participa au début de la
campagne du 129e RI, jusqu'à ce qu'il soit évacué
pour blessure le 6 septembre 1914. De retour sur le
front après une longue période comme médecin, il
fut tué le 16 avril 1917. Pour Cru, sa
correspondance ici publiée montre qu'il n'avait pas
suffisamment goûté à la guerre pour exprimer une
opinion réellement motivée. (Témoins, p.526-528)
| Les violettes des tranchées, Etienne
Tanty
Italiques,
2002
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| Mobilisé en août 1914, l'auteur demeura sur le front
jusqu'au 3 octobre 1915, date à laquelle
il fut évacué
pour blessure à la mâchoire. Cet ouvrage est composé des lettres
qu'il adressa à sa famille, qui résidait
à Versailles. On y trouve une réflexion
très poussée sur les sentiments que
lui inspire la guerre et la nature humaine Pourvu d'un bagage intellectuel élevé,
Etienne Tanty joint à ses dons d'expression
une capacité d'analyse remarquable.
A noter que malgré l'interdiction de
la censure, il a mentionné explicitement
dans ses courriers tous les lieux de
séjour du régiment.
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| (Notice rédigée
grâce à l'aide de F. Blaise-Fonder,
que nous remercions)
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| Orléans (9e DI, 5e CA)
Le
capitaine Pierre de Saint-Jouan, édité par Geoffroy
de Grandmaison
Plon,
1921
Des extraits des lettres, du carnet
et du journal de campagne de cet officier ont été
publiés dans cet ouvrage à caractère biographique.
L'auteur, cavalier, fut désigné d'office pour
rejoindre l'infanterie, dans laquelle il fut nommé
capitaine le 2 avril 1915. Il fut tué le 12 juillet
de cette même année, après avoir été une fois
blessé. (Témoins, p.545-548)
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Reims (12e DI, 6e CA)
Correspondance d'André
Tétart (document disponible en ligne)
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| Belley (41e DI, 7e CA)
Un
soldat sans peur et sans reproche, André
Cornet-Auquier
Société
d'Edition de Toulouse, 1918
Extraits des lettres adressées par
l'auteur, qui commanda la 1ère compagnie comme
lieutenant puis capitaine à partir du 12 septembre
1914, à son père et à sa soeur depuis le 3 août
1914 jusqu'au 28 février 1916, quelques jours avant
sa mort. (Témoins, p.507-509)
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Histoire passionnante
de la vie d'un petit ramoneur savoyard,
écrite par lui-même [Joseph-Laurent Fenix]
Le
Sycomore, 1979 (Réédition : La Fontaine de
Siloé, 1999)
L'auteur consacre une partie
de cette autobiographie à sa campagne, qui
débuta à la déclaration de guerre pour
s'achever le 8 juillet 1915 à La Fontenelle,
lorsqu'il fut blessé au visage. Un
témoignage poignant publié sans retouche. |
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Dans
la mémoire du 1er bataillon du 133e RI, Philippe
Feune
La
Grande Guerre magazine no
31 (p.31-39) et no
32 (p.32-44)
L'auteur retrace le parcours de cette
unité en s'appuyant sur des témoignages, notamment
les lettres inédites du caporal Louis Chevrier de
Corcelles, qui fut tué en juillet 1916.
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| Mâcon (15e DI, 8e CA)
Tenir,
Max Buteau
Plon,
1918
Bien que ne comportant aucune date ni
repère topographique, ce témoignage qui va
d'octobre 1914 à avril 1915 est un document
précieux sur ce que fut la guerre de tranchées.
(Témoins, p.283-285)
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Mise à jour : 25 février 2008 |
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