Régiments d'infanterie nos 106 à 120

 

Châlons-sur-Marne (12e DI, 6e CA)

Croire. Histoire d'un soldat, André Fribourg
Payot, 1917
Ce récit porte en partie sur le séjour de l'auteur sur le front de Meuse, entre le 30 septembre et le 10 octobre 1914. Il est, selon Cru "à peu près vide." (Témoins, p.607-608)

 

 

Ceux de 14, Maurice Genevoix
Première édition en 5 vol. : Flammarion, 1916-1923 (Plusieurs rééditions. Réédition poche : Points-Seuil no 231, 1996)
La mort de près
Plon, 1972
"Parmi tous les auteurs de la guerre, Genevoix occupe le premier rang, sans conteste" estime Cru. Si d'autres oeuvres purement littéraires ont égalé voire surpassé la sienne (celles de Céline, de Giono par exemple), aucune n'a atteint la valeur documentaire de son témoignage. Celui-ci porte sur la période allant du 25 août 1914 au 25 avril 1915. Genevoix a également laissé un récit relatant la très grave blessure qui faillit lui coûter la vie : c'est une analyse psychologique de la mort imminente. (Témoins, p.142-154)

 

 

Lettres d'un soldat, Eugène Lemercier
Chapelot, 1916 (Réédition augmentée : Berger-Levrault, 1924 ; B. Giovanangeli, 2005)
Notes et lettres inédites
Berger- Levrault, 1924
Ce témoignage est, selon Cru, "un véritable trésor que l'avenir saura admirer comme il le mérite". Il va du 12 septembre 1914 à la date de la disparition de l'auteur, le 6 avril 1915. (Témoins, p.530-535)

 

Chaumont (13e DI, 21e CA)

Soixante jours de guerre, Fabrice Dongot [Valdo Barbey]
Georges Baranger, 1917 (réédition : B. Giovanangeli, 2004)
C'est le carnet de route non remanié du peintre-décorateur Valdo Barbey, illustré de croquis pris sur le vif "d'une vérité saisissante". Il débute le 2 septembre 1914 pour s'achever le 22 décembre, l'auteur étant au front depuis le 23 octobre. C'est nous dit Cru "un pur joyau", qui a la "sobriété de l'humble vérité". (Témoins, p.130-133)

Antibes (29e DI, 15e CA)

Les raisins sont bien beaux, François André
Fayard, 1977
Né à la Roquette-sur-Var le 24 septembre 1890, journalier agricole, il est affecté à la 10e compagnie du 111e RI et part pour le front dès le 2 août 1914. Fin août, alors qu'il combat dans la Meuse, il est laissé pour mort et recueilli par les Allemands. Interné à l'infirmerie de Grafenwöhr, il est ensuite transféré au camp de Puchheim, et envoyé en kommando à Weissenfeld. Il décède d'épuisement le 22 mai 1917. Cette correspondance d'un soldat issu de la paysannerie la plus modeste a été entièrement rédigée en captivité. Elle constitue "un document inappréciable sur la façon dont une captivité, la guerre et la séparation ont été ressenties dans une famille française tout à fait humble". (Robert Mandrou)

Toulon (29e DI, 15e CA)

Un officier du 15e corps, Marcel Rostin
C'est-à-dire éditions, 2008
Lorsque la guerre éclate, le lieutenant Marcel Rostin dirige une section de la 5e compagnie du 112e RI. Engagé depuis 1900, il a parfait sa formation militaire à Saint-Maixent et s’est révélé excellent instructeur et conférencier. Dans ses carnets puis dans ses lettres adressées à son oncle, le commandant Meurs, il décrit de « l’intérieur » la vie au front. Clamant sans cesse son admiration pour les poilus, il n’en est pas moins strict sur la discipline, détestant tout « flanchard », tout gradé incompétent, et sublime le devoir patriotique.

Le capitaine Marcel Rostin sera évacué le 16 juillet 1916. Patiemment rassemblés, retranscrits, présentés et annotés par Olivier Gaget, ses carnets et lettres apportent un éclairage original et profond sur l’expérience d’un officier d’active plongé dans la Grande Guerre. (informations éditeur)

 

Vannes (22e DI, 11e CA)

Paroles d'un revenant, Jacques d'Arnoux
Plon 1925
Engagé dans la cavalerie, l'auteur se porte volontaire pour le front où il arrive comme fantassin le 17 novembre 1914, avant d'être évacué pour blessure le 25 septembre 1915. Ce livre est consacré en partie à cette période. Il est jugé très fantaisiste par Cru. (Témoins, p.85-87)

L'aube sanglante, Samuel Bourguet
Berger-Levrault, 1917
Il s'agit de la correspondance - fortement censurée - d'un officier supérieur, qui va du 14 septembre 1914 au 24 septembre 1915, veille de sa mort. Nommé à la tête du régiment comme lieutenant-colonel le 18 juillet 1915, il est tué le 25 septembre. Son témoignage se distingue par l'indépendance de ses opinions et la sympathie qu'il exprime à l'égard des simples soldats. (Témoins, p.501-503)

 

Le Mans (7e DI, 4e CA)

La percée, Jean Bernier
Albin Michel, 1920 (réédition : Agone, 2000)
Roman autobiographique qui couvre une période allant de septembre 1914 au 6 octobre 1915, l'auteur ayant gagné le front le 13 novembre 1914. Cru vante cette oeuvre qui, malgré ses maladresses, "a un fond remarquable". Bernier "analyse les sentiments des combattants avec une acuité de perception psychologique très rare". (Témoins, p.572-578)

 


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Mise à jour :
25 février 2008