Les
forces aériennes ont considérablement évolué
tout au long de la guerre, ce qui a nécessité
de nombreuses modifications, tant dans l'organisation
que dans les dénominations. L'unité
de base est l'escadrille. Chacune a la particularité
d'avoir une numérotation qui indique, en
plus de son numéro d'ordre, le type d'appareil
qui l'équipe. La MF5 par exemple est la
5e escadrille équipée d'avions Maurice Farman.
La nomenclature, parfois incertaine au début,
sera standardisée, et fera l'objet de désignations
officielles.
Nomenclature officielle des
escadrilles
Ce
qui n'empêche pas les exceptions. Ainsi,
en août 1914, les trois escadrilles d'avions
Blériot qui ont été dévolues aux divisions
de cavalerie intercalent un C dans leur
désignation, ce qui donne BLC2, BLC4 et
BLC5. En novembre 1914, les premières escadrilles
de bombardement intercalent un B dans leur
numérotation, ce qui donne VB1 (V pour Voisin).
Il n'est pas rare que plusieurs escadrilles
se retrouvent alors avec la même désignation.
En 1915, les escadrilles de bombardement
seront renumérotées à partir de 100 pour
éviter les confusions (la VB1 devient la
VB101). En
mai 1916, puis en mai 1917, les numérotations
seront refondues, en tenant compte notamment
des secteurs d'activité des unités. Si
au début de la guerre le matériel volant
est très hétéroclite, il tend progressivement
vers l'homogénéité, tout au moins dans l'armée
de l'air (que l'on nomme alors division
aérienne) proprement dite. Les unités affectées
auprès des troupes terrestres demeurant
quelque peu disparates.
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