ARTILLERIE DE
CAMPAGNE :
LES UNITES D'ACTIVE ET LES UNITES DE RESERVE
Les régiments de réserve de
l'artillerie de campagne ne doivent leur
existence qu'à la guerre. En temps de paix en
effet, ces unités n'avaient de réalité que sur
le papier : quelques officiers désignés, et un
tableau des effectifs mis à jour. Au moment de
la mobilisation, chaque régiment d'active donna
naissance à un groupe dit de renforcement qui,
associé à deux autres groupes, forma un
régiment de réserve. Celui-ci, bien que
conservant administrativement le numéro de son
unité originelle, était souvent dénommé sous
son appellation fonctionnelle : Artillerie
Divisionnaire X, Artillerie de Corps Y, etc.
L'exemple du 215e RAC
Prenons un exemple concret. A la
mobilisation, l'unité qui sera dénommée par la
suite 215e RAC se constitue en rassemblant les
trois groupes de renforcement fournis par les
trois régiments d'active du 1er corps d'armée,
à savoir les 15e, 27e et 41e RAC. Cette unité,
affectée à la 51e division de réserve, se voit
donc appelée Artillerie divisionnaire de le 51e
Division, ou AD51. Pour autant, les soldats
affectés dans cette unité continuent
d'appartenir au régiment d'origine : ils
appartiennent par exemple au 15e RAC, groupe de
renforcement. Cette organisation change le 1er
avril 1917 : les trois groupes sont constitués
en un régiment autonome, qui reçoit le numéro
215. La mesure ne s'accompagne d'aucune
modification autre que de dénomination. Il
s'agit alors simplement d'entériner le fait
existant.
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