Ambulances automobiles

 

L'angoisse de Verdun, Pierre-Alexis Muenier
Hachette, 1919
Né à Coulevon (Haute-Saône) le 28 mai 1886, l'auteur est étudiant en lettres à la déclaration de guerre. Affecté le 2 août 1914 dans une section sanitaire automobile, il fait toute la guerre dans ce type d'unité. Son récit couvre une période très courte : du 23 au 28 février 1916, dans le secteur de Verdun. Il est alors à la SSA 61, affectée à la 37e DI, et participe à l'évacuation des blessés aux postes de secours de Louvemont puis de Bras, pratiquement sur la ligne de feu.
Cru fait un bel éloge de son témoignage qui, "bien écrit, soucieux de bien informer le lecteur, nous renseigne sur les détails du fonctionnement du service (...) mieux que la meilleure étude technique (...) en restant toujours strictement personnel et vivant." (Témoins; p.216-218)

Ma guerre, André Carré
La Grande Guerre Magazine n°43 à 49, 2004-2006
André Carré est né le 24 janvier 1894 à Saint-Hilaire-Saint-Florent (Maine et Loire). Il ne précise pas sa profession : il semble travailler comme ouvrier dans une entreprise agroalimentaire lorsque la guerre éclate. Appelé comme fantassin, il est sévèrement blessé en mai 1915. Rétabli, il est affecté à diverses unités de l'arrière, avant de repartir pour le front comme conducteur dans la SS125 (rattachée à la 87e DI) le 7 mai 1917. Il y reste jusqu'au 12 février 1918, où il est désigné pour une unité de blindés.
André Carré a rédigé ses souvenirs sur le tard, sans doute dans les années 60. "Aidé de quelques notes écrites au front, et faisant appel à mes souvenirs les plus vivants, je vais essayer de donner [...] une idée de ma campagne 14-18. Sans aucune prétention littéraire bien sûr..." Tel est le programme qu'il s'est  lui-même fixé.

Trains sanitaires

 

Le train rouge, Albert Bessières
Beauchesne, 1916
Né le 2 février 1877, l'auteur est prêtre et professeur en Belgique à la déclaration de guerre. Le 6 août 1914, il est affecté à un train sanitaire. Le 20, il fait son premier voyage au front. Il demeure dans cette unité jusqu'au 23 novembre 1916, date à laquelle elle est supprimée. Le témoignage d'Albert Bessières est, selon Cru, grandement affaibli par sa volonté de propagande religieuse et son souci d'être édifiant. Il le regrette d'autant que l'abbé Bessières "voit juste et note clairement". "Quand il veut, il parle bien". (Témoins, p.91-93)


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Mise à jour :
septembre 2006