Régiments d'infanterie nos 336 à 350
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Saint-Lô (60e DI)
| Campagne contre l'Allemagne, Paul
Le Rebourg
Retranscription consultable
en ligne
Paul Le Rebourg est né le 25 janvier 1884 à Belval
(Manche). Il
est marié et
père d'un enfant.
A la mobilisation,
il occupe un
emploi de comptable
et réside à
Aubervilliers. |

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Il est affecté comme caporal au 336e RI, 22e compagnie.
Parti pour le
front le 10
août, il participe
à la bataille
des frontières.
Il est nommé
sergent-fourrier
puis sergent-major
à quelques jours
d'intervalles
début septembre,
date à laquelle
s'interrompt
le premier volume
de son récit
(le second n'a
malheureusement
pas été retrouvé).
Grièvement blessé
à une date inconnue
(fin 1914-début
1915) il est
définitivement
réformé en avril
1916. Il décède,
vraisemblablement
des suites de
ses blessures,
le 23 octobre
1916. Son
arrière petit-fils,
M. Hédi Tabaï,
a effectué une
remarquable
retranscription
de ce "journal
établi grâce
à des notes
bien succinctes
que j'ai prises
au jour le jour
autant qu'il
me fut possible.
Dans les cas
contraires je
fus obligé de
recourir à ma
mémoire. Mais
dans un sens
comme de l'autre
j'ai pour but
bien arrêté
de rester toujours
(..) dans la
plus stricte
vérité, préférant
passer sous
silence les
choses dont
je ne suis pas
suffisamment
certain."
Paul Le Rebourg
a rédigé son
carnet pendant
son hospitalisation,
y mettant de
la clarté, de
la méthode et
de la précision.
M. Tabaï y a
ajouté une carte
de son parcours
d'août à septembre
1914. |
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| Fontenay-le-Comte (151e DI)
La guerre 1914-1918, tragédie-bouffe, René
Arnaud
France-Empire, 1964
| Normalien,
né en juillet 1893, René Arnaud est affecté comme
sous-lieutenant au 337e RI en janvier 1915. D'avril à août, il est dans la
Somme, puis part en Champagne. Relevé début mai
1916, il monte à Verdun pour 10 jours à la cote 321, ravin de la
Dame, à l'ouest de la ferme de Thiaumont. Après l'attaque allemande du 8 juin,
le
337e RI est absorbé par l'autre régiment de la brigade, le 293e RI. Rédigé
en
1964, ce récit propose une série d'anecdotes amusantes ou dramatiques
entremêlées, qui donnent un autre regard sur la guerre. |

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Un long et fort passage
du livre (94 pages) porte sur le front de Verdun. A la fin, 74 pages
d'Appendices retracent les grandes lignes de la guerre 14-18.)
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| Magnac-Laval, Bellac (62e DI)
Méditations dans la tranchée, Antoine Redier
Payot, 1916
L'auteur fut affecté comme sous-lieutenant dans cette unité le
23 décembre 1914, et y demeura jusqu'en décembre 1916, date à laquelle il passa dans un état-major.
Son livre ne relate pas sa campagne, mais est une évocation de la vie matérielle et surtout morale du soldat. Bien que
foncièrement conservateur et traditionnaliste, ce fut l'un des premiers à remettre en cause la vision trompeuse de la guerre
et des combattants colportée par la presse de propagande. (Témoins, 459-462) |
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| Aurillac (64e DI)
Lettres de guerre, Jules Jeanbernat
Plon, 1921
Après une évacuation pour blessure, l'auteur fut versé au 339e RI comme capitaine. Tué le 7 septembre 1918, il
a laissé une correspondance où la brutalité de la guerre est fortement atténuée. Si rien des faits n'est dissimulé,
la souffrance physique et morale est passée sous silence, par optimisme de tempérament ou par souci de ne pas alarmer
ses proches. (Témoins, p.523-525)
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Bordeaux (68e DI)
Carnet de route de Marcel Fouilloux Consultable
en ligne Originaire
de Bordeaux, Marcel Fouilloux est incorporé au 344e
RI dès août 1914. Il y reste pratiquement sans
interruption jusqu'à sa démobilisation en 1919. Il
a consigné dans deux petits carnets des notes
concernant sa campagne, essentiellement ses
déplacements, les secteurs qu'il a occupés et les
combats auxquels il a pris part. |

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| Maubeuge
Mémoires d'Abel Lugez, 1914-1925
La Grande Guerre magazine, n°36,
2002
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Abel Lugez est né le 12 juillet 1885 à Lillers. Mineur
de profession, marié et père d'un enfant,
il est mobilisé en août 1914 au 345e
RI. Vers le 7 septembre, il est fait
prisonnier à Maubeuge avec des dizaines
de milliers de ses camarades. Il passe
50 mois en captivité dans la région
de la Saxe, avant de revenir en France
en janvier 1919. Ses mémoires, qui parlent
essentiellement de sa captivité, puis
de son retour à la vie civile, présentent
l'originalité d'avoir été rédigés en
vers. (Document communiqué par Mme Thérèse
Dornier)
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