Régiments d'infanterie nos 276 à 290
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| Coulommiers, Paris (55e DI)
Avec Charles Péguy de la
Lorraine à la Marne, Victor Boudon
Hachette, 1916
Arrivé sur le
front le 10 août 1914, l'auteur fut blessé à la
bataille de l'Ourcq, le 6 septembre suivant. Son
livre n'est pas un témoignage, mais un récit
recomposé d'après des sources étrangères.
"C'est le livre d'un civil" nous dit Cru.
(Témoins, 96-97)
Cet ouvrage a été réédité sous le titre :
Mon
lieutenant Charles Péguy
Albin Michel, 1964
dans lequel ont été rétablis les passages censurés en 1916.
"J'ai rassemblé à nouveau mes souvenirs, les notes
et documents réunis depuis cette lointaine époque et qu'une censure militaire
ridicule m'empêcha alors de publier" note l'auteur dans sa préface. Cette
nouvelle édition est augmentée d'un hommage de Romain Rolland
(pp. 299 à 301). (Merci à M. Alain Clerc qui nous a fourni ces utiles précisions).
Tranchées de Verdun, Daniel
Mornet
Berger-Levrault, 1918
(Réédition : Presses Universitaires de Nancy, 1990)
Versé
dans cette unité en mai 1916, lorsque son régiment
d'appartenance, le 231e, fut dissous, l'auteur y
demeura jusqu'en juillet 1917, date à laquelle il
fut affecté au service automobile. Son témoignage
est exclusivement consacré au secteur de Verdun,
qu'il occupa en été 1916. "Pas une ligne qui
ne contribue à faire un portrait achevé du
combattant, à donner de la guerre une vue exacte
mais sans aucune outrance." écrit Norton Cru au
sujet de ce livre.(Témoins,
452-453)
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| Cholet (59e DI,
2e GDR puis 9e CA)
La longue errance de
Gustave Davy
La Grande Guerre magazine
n°47, 2005
Né en 1873, Gustave Davy est instituteur à
Saint-Just-sur-Dive au déclenchement de
la guerre. Il rejoint le 277e RI à la mi-août
1914, et arrive sur le front le 11 janvier
1915. Le 28 décembre suivant, il est affecté
comme secrétaire d'intendance. Il sera démobilisé
le 30 décembre 1918. Il a consigné l'histoire
de sa guerre dans une dizaine de cahiers
d'écolier, dont des extraits sont présentés
dans cet article. Doté d'un caractère entier,
républicain convaincu pour ne pas dire passionné,
très critique à l'égard de l'institution
militaire et profondément patriote,
son témoignage offre un éclairage intéressant
sur ces soldats qui se considéraient avant
tout comme des citoyens en armes.
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Neufchâteau, Nancy (70e DI)
Carnets et agendas de Victor Guillermin (documents disponibles
en ligne) |

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Narbonne (66e DI)
| Les carnets de guerre de Louis Barthas,
tonnelier, 1914-1918 F. Maspero, 1978 (réédition La Découverte
poche, 2003)
Né le 14/07/1879 dans un petit village de
l'Aude où il est tonnelier,
marié et père de famille,
Louis Barthas est mobilisé
en août 1914. Il part pour
le front avec le 280e RI
le 8 novembre suivant. Il
participe aux combats de
Vermelles puis de Lorette
jusqu'à la fin de décembre
1915, date à laquelle le
régiment est dissous. Il
rejoint alors les rangs
du 296e RI.
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Les carnets de Louis
Barthas sont considérés,
à juste titre, comme
un des témoignages majeurs
de la littérature combattante.
Rédigés tout au long du
conflit, mis au net peu
de temps après mais publiés
tardivement, ils ont contribué
au renouvellement de l'historiographie
de la Grande Guerre. Ce
premier véritable témoignage
d'un soldat du rang, qui
plus est d'un ardent militant
socialiste, farouche antimilitariste
et pacifiste convaincu,
a remis en cause nombre
d'idées convenues sur l'expérience
des combattants et leur
état d'esprit. Loin de disqualifier
son propos, le parti-pris
idéologique de Barthas apporte
un éclairage inédit : s'il
est intransigeant et parfois
injuste, c'est avant tout
un homme probe et de devoir,
qui se veut et se réclame
un citoyen libre. Narrateur
au talent inné, révélant
une solide culture (bien
que doté de son seul certificat
d'études), il a laissé un
des récits les plus marquants
que la guerre a suscités.
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| Montpellier
Voluptés de guerre, Edmond Cazal
Edition française illustrée, 1918
Affecté comme médecin de bataillon
au 281e RI en août 1914, il participe
à la campagne en Alsace. Il semble qu'il
ait été assez rapidement affecté à un
hôpital de l'arrière. Pour Cru, l'auteur
se borne à faire de la littérature et
à parler - mal - de ce qu'il n'a pas
connu. De son expérience de médecin,
on ne trouve guère trace dans cet ouvrage
où il "accommode la guerre pour
lui faire rendre des effets littéraires."
(Témoins ; p.581)
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| Le Puy (64e DI)
Lettres de guerre, Jules
Jeanbernat
Plon, 1921
Lieutenant puis capitaine, sur le front du 2
août 1914 au 16 avril 1916, date où il fut blessé,
l'auteur a laissé une correspondance où la
brutalité de la guerre est fortement atténuée. Si
rien des faits n'est dissimulé, la souffrance
physique et morale est passée sous silence, par
optimisme de tempérament ou par souci de ne pas
alarmer ses proches. (Témoins, p.523-525)
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| Saint-Quentin (165e DI,
32e CA)
Notes d'un aumônier militaire, Marcellin
Lissorgues
Imprimerie Moderne, 1921
Né le 2 février 1880, l'auteur se porte volontaire
comme aumônier. Il est affecté au 287e RI.
Son journal, dont Cru vante la sobriété
et la véracité, va de décembre 1916 au 9
mars 1919. C'est un "honnête homme
qui conserva l'indépendance de sa conscience
des distorsions dues à l'esprit de guerre."
(Témoins ; p.187-189)
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| Mirande, Auch (67e DI)
Françoise au calvaire, Pierre
Champion
Grasset, 1924 (Réédition :
Crès, 1929 avec des aquarelles de l'auteur)
Mobilisé dans la territoriale, versé comme
officier au 288e RI en mai 1915, l'auteur a laissé
"un récit plein de charme, d'un pathétique
discret." Cru regrette le caractère fictionnel
de cet ouvrage juste et sensible, mais qui n'a aucun
rapport avec la campagne réelle de l'auteur, même
s'il est nourri de son témoignage. (Témoins,
p.582-584).
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