Régiments d'infanterie nos 246 à 260
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| (55e DI)
Notre guerre, José Germain
La Renaissance du Livre, 1918
La grande crise, en
collaboration avec Jean
Germain
La Renaissance du Livre, 1920
L'auteur fut
affecté dans ce régiment à la dissolution de son
unité précédente, le 231e RI, fin mai 1916. Il y
demeura jusqu'au 8 avril 1917, date où il fut
blessé et évacué. Vaudevilliste avant la guerre,
Cru lui reproche de n'avoir "pas su dépouiller
ses habitudes d'écrivain" qui vise à l'effet,
et estime qu' "on ne peut pas le prendre au
sérieux". Il a également rédigé en
collaboration un livre de réflexions, qui selon Cru
est incomparablement meilleur, et dont certaines
pages "sont remarquables par leur
élévation". On ignore la part qu'a pris le
coauteur dans la rédaction, et si on doit lui en
attribuer l'inattendue qualité. (Témoins, 316-318
& 432-433)
Carnet d'un
combattant, Paul Tuffrau
Payot, 1917
(Réédition : Imago, 1998)
Ce livre est un recueil de
chroniques publiées dans Le Journal pendant
la guerre. L'auteur désirant demeurer
anonyme, tous les éléments biographiques ou
topographiques en furent exclus. Elles
couvrent une période allant de septembre
1914 à juin 1916. Tuffrau, nous dit Cru,
"fut peut-être le premier à tenter cet
effort de remettre en bonne voie la presse
qui s'égarait dans un héroïsme de
légende." Ses articles, signés du
Lieutenant E.R., furent très appréciés des
Poilus, qui s'y reconnaissaient. "Cette
oeuvre, dans son genre, est presque
parfaite." (Témoins,
405-406) |
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| Guingamp (60e DI)
Les carnets de guerre de Louis Barthas,
tonnelier, 1914-1918 F. Maspero, 1978 (réédition La Découverte
poche, 2003)
Né le 14/07/1879 dans un petit village de
l'Aude où il est tonnelier,
marié et père de famille,
Louis Barthas est mobilisé
en août 1914. Le 280e
puis le 296e RI où il
était affecté ayant
été successivement dissous,
il intègre le 248e RI
fin novembre 1917. Il
occupe un secteur en
Argonne jusqu'en mars
1918, où il est évacué
pour maladie. Hospitalisé,
il ne réintégrera pas
le front. Il est libéré
le 14 février 1919.
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Les carnets de Louis
Barthas sont considérés,
à juste titre, comme
un des témoignages majeurs
de la littérature
combattante. Rédigés
tout au long du conflit,
mis au net peu de temps
après mais publiés tardivement,
ils ont contribué au
renouvellement de l'historiographie
de la Grande Guerre.
Ce premier véritable
témoignage d'un soldat
du rang, qui plus est
d'un ardent militant
socialiste, farouche
antimilitariste et pacifiste
convaincu, a remis en
cause nombre d'idées
convenues sur l'expérience
des combattants et leur
état d'esprit. Loin
de disqualifier son
propos, le parti-pris
idéologique de Barthas
apporte un éclairage
inédit : s'il est intransigeant
et parfois injuste,
c'est avant tout un
homme probe et de devoir,
qui se veut et se réclame
un citoyen libre. Narrateur
au talent inné, révélant
une solide culture (bien
que doté de son seul
certificat d'études),
il a laissé un des récits
les plus marquants que
la guerre a suscités.
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(64e DI)
Clavel
soldat, Léon Werth
Albin Michel,
1919 (Réédition : Viviane Hamy, 1993)
Ce
roman autobiographique va de septembre 1914
à août 1915. "Livre laid, brutal,
déplaisant, irritant même" selon Cru
qui n'en aime guère les outrances ni le ton
méprisant, mais qui en souligne
l'authenticité, la justesse et la solidité.
(Témoins, p.653-656) |
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| (58e DI)
Première rencontre avec...,
Jean Marot
Le Progrès de
Saône-et-Loire, 1926
Ce "journal remarquable" raconte
la campagne d'un réserviste, du 1er août au 15
octobre 1914, date à laquelle il fut blessé. C'est
un "document sûr" qui n'a subi
pratiquement aucune retouche, malgré sa publication
tardive. (Témoins, p.199-201)
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| (68e DI)
Le prix de l'homme, Jean de
Granvilliers
Calmann-Lévy, 1919
L'auteur, de son vrai nom Jean de
Goïtisolo, fut sur le front du début de la guerre
jusqu'en 1915, date à laquelle il fut grièvement
blessé. Ce roman est "un énorme fatras",
ficelé autour d'une intrigue aussi niaise
qu'absurde, mais dans lequel on trouve des pages de
la meilleure veine (combats de Morhange du 20 au 22
août 1914 par exemple) lorsque la fiction cède la
place au souvenir vécu. (Témoins, p.615-617)
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