Régiments d'infanterie nos 166 à 176
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| Toul (Brigade active
de Toul, 20e Région
militaire)
Le bois Le Prêtre, Jacques
Dieterlen
Hachette, 1917
Rédigé sur un "ton semi-didactique,
semi-anecdotique, entièrement impersonnel et en
partie fictif", ce récit couvre une période
allant de la mobilisation à l'été 1915. (Témoins,
p.292-294)
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Si
je reviens comme
je l'espère, Lucien Papillon
Grasset,
2003 (réédition poche 2005)
Jeune cultivateur morvandiau, Lucien Papillon
est mobilisé à la
fin de 1914. Début
juin 1915, il est
sur le front, qu'il
ne quittera que
pour blessure, en
1915 et en 1916.
Simple pour ne pas
dire fruste, d'humeur
égale, d'une impassibilité
inébranlable, Lucien
Papillon endure
la guerre en bon
paysan qu'il est
: sans broncher,
faisant preuve d'une
endurance et d'une
patience inconcevables.
L'ouvrage présente
sa correspondance
de guerre, complétée
par celles de deux
de ses frères et
de sa soeur. C'est
un témoignage éclairant
quoique limité.
L'auteur ne dit
pratiquement rien
de ce qu'il voit
ni de lui-même,
hormis ce qui touche
à ses conditions
d'existence au quotidien.
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| Epinal (48e DI, 7e CA)
Souvenirs de guerre, marquis
de Beaucorps
document dactylographié, sans
date
Ce document inédit, qui provient du fonds
du SHAT, nous a été signalé par M. Jacques Barbot.
Rédigé vraisemblablement dans les années
1950-1960, il couvre une période allant de 1915 à
1918, que l'auteur passa comme officier au 170e RI,
après avoir été sous-officier au 39e RIT.
C'est un récit détaillé des offensives auxquelles
il prit part : Champagne, Verdun, Chemin des Dames,
Seconde bataille de la Marne. Le marquis de Beaucorps
n'hésite pas à donner son opinion sur les hommes
qu'il a côtoyés sur le front : elle est souvent
cruelle, notamment pour les officiers supérieurs.
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| Belfort (Brigade
active de Belfort, 7e Région
militaire)
Les
suppliciés, Naegelen
Baudinière,
1927
La forme du roman masque à peine un
témoignage très personnel, rédigé d'après un
carnet de guerre. Celui-ci débute en mai 1915 et
s'achève avec la guerre. C'est, selon Cru, un
document vrai et probe. (Témoins, p.633-637)
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| (156e DI, CEO)
Les
chemineaux de l'Orient, Henry de Bernadotte
Albert
Messein, 1925
"Les idées justes, originales
abondent dans ce livre, [...] le meilleur pour les
opérations de l'Armée d'Orient" nous dit Cru.
Blessé en 1914, l'auteur est affecté en mai 1915
comme lieutenant à la 2e compagnie de ce régiment,
destiné au Corps Expéditionnaire d'Orient. Il narre
la campagne de Serbie, du 1er octobre au 17 décembre
1915. (Témoins, p.87-88)
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Journal
d'un Poilu sur le
front d'Orient, Jean
Leymonnerie
Pygmalion 2003
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Jean Leymonnerie est né le 19 août 1895 à
Ribérac, d'une famille
d'enseignants. Appelé
le 17 décembre 1914
au 34e RI, il suit
de janvier à avril
une EOR à Bordeaux.
Recalé, il se porte
volontaire pour
le front d'Orient.
Affecté le 16 mai
au 175e RI, il part
aussitôt pour les
Dardanelles. Atteint
de dysenterie, il
est évacué en août.
Après une longue
convalescence, il
suit une nouvelle
formation d'EOR
de mai à septembre
1916. Recalé à nouveau,
il part comme sergent
pour Salonique.
Gravement blessé
le 14 novembre,
amputé, il séjourne
dans divers hôpitaux
et centres de soins
avant d'être libéré
en février 1918.
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Jean Leymonnerie a rédigé son témoignage à
la fin des années
trente en utilisant
son journal de guerre
et sa correspondance,
qu'il a complétés
d'après mémoire.
Ces documents ayant
été conservés, l'éditeur
a pu faire "un
retour scrupuleux
aux originaux",
en rétablissant
le texte primitif.
C'est sa grande
force, d'autant
que l'auteur, instruit,
attentif et volontiers
disert, sait observer
et raconter, la
spontanéité de son
témoignage compensant
ses puérilités d'enfant
gâté. Le livre est
complété par des
lettres que sa mère
lui a adressées,
document d'autant
plus intéressant
qu'il est rare.
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| (CEO)
La
comédie de Charleroi, Pierre Drieu La Rochelle
Gallimard, 1934 (Réédition
poche :
coll. L'imaginaire, 1996)
Blessé en octobre 1914, l'auteur était au
dépôt lorsqu'il se porta volontaire pour le front
d'Orient. Affecté au 176e RI le 16 mai 1915, il
occupa surtout des postes de non-combattant, passant
le plus clair de son temps en beuveries et en
coucheries, ne combattant qu'occasionnellement. Il
fut évacué pour dysenterie en juillet 1915. Une
fois rétabli, il fut affecté au 146e RI et envoyé
à Verdun.
La comédie de Charleroi occupe
une place à part dans les témoignages de
combattants. C'est une véritable quête
métaphysique au cours de laquelle le sergent Drieu
connut l'illumination du courage et de la peur, de la
souffrance et de la mort. Riche bourgeois asocial,
brillant et dépressif, excessif en tout, Pierre
Drieu passa le temps de la guerre à se singulariser.
Cette expérience fit de lui un écrivain atypique
dont le témoignage s'apparente à une confession :
il y aborde nombre d'aspects d'ordinaire passés sous
silence par les autres témoins, comme la sexualité,
l'alcoolisme, la déchéance morale ou la
délinquance criminelle.
Pour les autres oeuvres de
l'auteur consacrées à la guerre, voir les sources du 5e RI.
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