Régiments d'infanterie nos 46
à 60
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| Fontainebleau,
Paris
(10e
DI, 5e
CA)
L'assaut,
Georges
Boucheron
Perrin,
1917
Engagé fin
août 1914,
l'auteur
gravit tous
les grades
jusqu'à
devenir
lieutenant. Il
est alors, à
la fin mars
1915, affecté
à l'Etat-Major
de la 10e DI.
La période
dont il rend
compte va du
1er août 1914
(mais il n'est
pas sur le
front avant
début octobre)
au 15 mars
1915. Son
récit, qui
s'appuie sur
un carnet de
guerre, est
fidèle,
quoique sans
éclat. (Témoins,
p.277-278)
Ceux
de Là-Haut,
Pierre
Ladoué
Perrin,
1917
C'est après
une blessure
et une longue
hospitalisation
que l'auteur
rejoignit le
46e RI le 19
août 1915. Il
y resta
jusqu'à la fin
de la guerre.
Universitaire
et écrivain,
il a laissé un
volume
d'impressions
que Cru juge
parfaitement
creux.
(Témoins,
p.336-337)
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Nous
autres à
Vauquois,
André
Pézard
La
Renaissance du
livre, 1918
(réédition :
Presses
universitaires
de Nancy,
2001)
Cet ouvrage,
devenu une
référence, est
le journal de
l'auteur,
abrégé mais
assez peu
remanié. Il
porte sur une
période allant
du 26 janvier
1915 au 20
septembre
1916.
"L'oeuvre de
Pézard, écrit
Norton Cru,
semble être la
seule qui ait
entrepris
d'exprimer
l'inexprimable,
de dire
l'indicible,
de montrer
cette vérité
qui ne peut
s'énoncer par
des mots."
Elle est pour
lui
exceptionnelle.
(Témoins,
p.224-230)
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Correspondance (extraits)
de Louis Salmon Louis Salmon, capitaine territorial à la 2e
compagnie du 46e RI, est fait prisonnier le 8 janvier
1915. Il n'a de cesse de s'évader, et y parvient à
sa septième tentative. On trouvera dans ce site des
documents (fac similés, photographies, etc.) et des
extraits de sa correspondance.
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Compiègne (12e DI, 6e CA)
| Six frères, Jean et André Bouchet
Archives Départementales de l'Oise,
2008
Jean Bouchet naît à Saint-Christophe (Charente) le 14 février
1888. Fils d'un
docteur vétérinaire
installé à Creil,
il est diplômé
des Arts et
Métiers de Lille
et travaille dans une robinetterie
de Quimper à la déclaration de guerre.
Appelé
le 2 août 1914
au 254e RI, il est versé au 54e
début septembre et part pour le
front. Il combat dans le secteur
des Eparges avant d'être fait prisonnier
le 25 avril 1915 sur la tranchée
de Calonne. Détenu à Würzburg puis
Hammelburg (Bavière), il sera rapatrié à la
fin de 1918.
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Son frère André, étudiant en médecine vétérinaire, est
né le 10 avril 1892 à Creil. Il
est appelé et part en même temps
que son frère. Sérieusement blessé,
il est fait prisonnier le 1er septembre
1914 dans la Meuse. Partiellement
invalide, il sera rapatrié en avril
1915. La famille
Bouchet comptait
sept enfants,
dont six garçons
qui tous furent
mobilisés. Leur
correspondance
retrouvée par
hasard et déposée
aux Archives
Départementales
de l'Oise compte
près de 1.100
lettres, dont
un bon quart
figure dans
cette édition.
Pierre a rédigé
environ 80
lettres, dont
certaines retracent en détail sa
campagne militaire. Comme prisonnier
bénéficiant d'un régime de
faveur en tant que secrétaire-interprète,
il a également laissé des lettres
relativement précises. André pour
sa part a laissé
24 lettres rédigées alors qu'il
était en captivité.
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Pont-Saint-Esprit ; Aix-en-Provence (30e DI, 15e CA)
| "Et le temps, à nous, est compté",
Albert Marquand
C'est-à-dire éditions, 2011
Albert Marquand est né le 13/12/1895 à Troyes, mais déménage très
jeune à Aubenas. Issu d'une famille de
petits commerçants, il reçoit une
solide éducation primaire. Appelé
en décembre 1914 au 3e RI, il finit
son instruction au 111e RI près
de Verdun. Il monte au front avec
le 55e RI fin juin 1915 au Bois
de la Gruerie. Rapidement blessé,
il rejoint fin août au Chemin des
Dames. Il est évacué début octobre
pour maladie, et sera affecté ensuite
au 149e RI.
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Le témoignage d'Albert Marquand est avant tout un témoignage
psychologique. Parti intrépidement
à la guerre, il vit dès sa montée
au front des heures d'épouvante
au Bois de la Gruerie qui le marquent
profondément, à tel point que son
caractère et son attitude en sont
entièrement transformés. Sa correspondance
permet de suivre l'évolution d'un
homme traumatisé par les combats
et qui fera tout pour s'y soustraire,
sans jamais cependant remettre en
question le bien fondé de la guerre
ni déroger à son devoir, jusqu'à
devenir cynique, opportuniste, insensible
et résigné comme autant de stratégies
pour essayer de supporter l'insupportable.
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Libourne,
Rochefort
(35e
DI, 18e
CA)
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Les
trous d'obus
de Verdun,
Georges
Gaudy
Plon,
1922
Le Chemin des
Dames en
feu
Plon,
1923 (réédition
de ces deux titres en
un seul volume : Verdun et le Chemin des Dames : deux gouffres de feu, choses vues et vécues,
Nouvelles éditions
latines, 1988)
L'agonie du
Mont-Renaud
Plon,
1921 (réédition
: Nouvelles éditions
latines, 1986)
Le
drame à Saconin
et l'épopée sur l'Ingon
Plon,
1930
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L'auteur est
arrivé sur le
front en
février 1916
et y est resté
jusqu'à la fin
des
hostilités. Il
a laissé quatre
volumes de
souvenirs : le
premier sur
Verdun, et
notamment les
offensives du
début mai 1916
; le second
sur le Chemin
des Dames, et
l'offensive du
16 avril 1917
; le troisième
sur la défense
du mont
Renaud, fin
mars-début
avril 1918; le quatrième
sur les offensives dans
l'Aisne, mai-septembre
1918.
Selon Cru,
"Gaudy a
apporté une
contribution
utilisable.
[...] Il sait
nous donner le
pittoresque,
rarement le
poignant, et
jamais ce qui
est vraiment
profond."
(Témoins,
p.311-314) Les rééditions
de 1986 et 1988 se basent
sur un texte remanié
en 1966.
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| Foix,
Pamiers
(34e
DI, 17e
CA)
Le sel
de la terre,
Raymond
Escholier
Amiens
: Edgar
Malfère,
1925
Cet ouvrage
est un roman,
mais
scrupuleusement
autobiographique,
au point qu'il
peut passer
pour un livre
de souvenirs.
Il a pour
cadre le
secteur
d'Avocourt
(Verdun)
pendant les
mois
d'avril-mai
1916. Cru,
d'ordinaire
impitoyable à
l'égard de
tout ce qui se
veut
littéraire,
fait l'éloge
de ce "beau
livre", à la
fois honnête
et vrai.
(Témoins,
p.598-600)
A noter le
fait que la
femme de
Raymond
Escholier,
Marie, a de
son côté tenu
un journal,
qui porte sur
la période
d'août 1914 à
mai 1915.
(
Les saisons du
vent. -
Carcassonne :
Garae ;
Hesiode,
1986
)
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Mise à jour : novembre 2011 |
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