Régiments d'infanterie nos 1 à 15
| Cambrai (1ère DI, 1er CA)
Le 1er régiment d'infanterie
de Cambrai (août-décembre 1914), Alain
Mach-Malinowski
La Grande Guerre magazine nos
1 (juin 1990) et 2 (septembre 1990)
La première année de guerre de ce
régiment d'après une source non précisée, qui
pourrait être le JMO.
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| Digne, Hyères (29e DI, 15e CA)
Souvenirs des premiers temps
de la guerre, Joachim Merlant
Berger Levrault, 1919
Le récit de l'auteur, alors lieutenant,
porte sur la période allant de fin septembre à fin
décembre 1914. Cru, qui n'aime guère le ton de cet
intellectuel bien-pensant, concède qu'on y trouve
néanmoins "de bien beaux passages"
(Témoins, p.368-369).
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| Falaise, Paris (6e DI, 3e CA)
La comédie de Charleroi,
Pierre Drieu La Rochelle
Gallimard, 1934 (Réédition
poche :
coll. L'imaginaire, 1996)
L'auteur fut incorporé en 1913. Le 6 août
1914, il partit pour le front avec le grade de
caporal. Il fut blessé le 23 août suivant à la
bataille de Charleroi. Nommé sergent le 16 octobre,
il rejoignit son régiment le 20 en Champagne, dans
le secteur d'Hermonville. Il y fut blessé au bras le
29. Après une hospitalisation et un séjour au
dépôt, il fut affecté à une autre unité.
La comédie de Charleroi occupe
une place à part dans les témoignages de
combattants. Autant qu'une description émouvante et
féroce de la guerre (non seulement l'été 14, mais
également les Dardanelles en 1915 et Verdun en 1916
où l'auteur combattit par la suite) c'est une
véritable quête métaphysique au cours de laquelle
il connut l'illumination du courage et de la peur, de
la souffrance et de la mort. Riche bourgeois asocial,
brillant et dépressif, excessif en tout, Pierre
Drieu passa le temps de la guerre à se singulariser.
Cette expérience fit de lui un écrivain atypique
dont le témoignage s'apparente à une confession :
il y aborde nombre d'aspects d'ordinaire passés sous
silence par les autres témoins, comme la sexualité,
l'alcoolisme, la déchéance morale ou la
délinquance criminelle.
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Drieu La Rochelle a
également évoqué la guerre dans
différents essais, récits ou notes
autobiographiques. La source la plus
complète est la monographie que Jean Bastier
lui a consacré : Pierre
Drieu La Rochelle, soldat de la Grande Guerre
1914-1918 - éd. Albatros, 1989 (réédition
2000). On
trouvera l'essentiel de ces textes dans les
ouvrages ou recueils suivants :
Mesure de la France -
Grasset, 1922 (réédition 1964)
Gilles - Gallimard, 1942 [éd. complète]
(réédition poche : Folio no
459, 1988)
Ecrits de jeunesse -
Gallimard, 1941 |
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| Saint-Omer (2e DI, 1er CA)
Mon régiment dans la
fournaise de Verdun et dans la bataille de la Somme,
Paul Dubrulle
Plon, 1918
Bien que prêtre, le sergent Dubrulle est un
soldat combattant. Son récit concerne trois secteurs
: Verdun, le Troyon (dans l'Aisne) et la Somme, au
cours de l'année 1916. Si Cru déplore chez l'auteur
"des passages de la pire littérature de
guerre", il souligne la qualité générale de
son témoignage, dont certaines pages sont
qualifiées "d'excellentes", voire
"d'uniques". (Témoins, p.295-298)
Carnet d'un combattant, Louis
Mairet
Crès, 1919
Seule une partie de ce livre : la période
qui va du 9 décembre 1916 au 15 avril 1917, concerne
le 8e régiment. L'auteur, sous-lieutenant, fut tué
le lendemain 16 avril à Craonne. Il a laissé ces
carnets de notes, publiés pratiquement tels quels.
(Témoins, p.189-195)
La
bataille de la Marne vécue par Henri Hantute
Mémoires de guerre :
Pas-de-Calais - XXe siècle, p.83-94. - Tome XI,
année 1999. - [Fauquembergues] : Comité
d’histoire du Haut-Pays, 1999.
Contrairement
à ce qu'indique le titre, ce récit va de la
mobilisation à la bataille de la Marne, où l'auteur
fut blessé. Il le rédige alors qu'il est
hospitalisé à La Roche-sur-Yon, dans la seconde
quinzaine de septembre 1914.
Fantassins
de 14 : de Pétain au Poilu, Pierre Bourget
Presses
de la Cité, 1964
Pierre Bourget retrace la campagne du
1er Corps d'armée, de la mobilisation à la bataille
de la Marne. On trouvera dans son ouvrage des
extraits du carnet de route du colonel Pétain, qui
fut à la tête de la 4ème brigade (8e et 110e RI)
jusqu'au 27 août 1914.
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| Auxonne (15e DI, 8e CA)
Christian 2e
classe, Ch. Chrétien
Chez
l'auteur, 1979 L'auteur, de la classe 14,
fut incorporé dans le 210e RI. Parti pour le
front le 5 janvier 1915, il fut presque
aussitôt évacué, atteint de paratyphoïde.
Rétabli, il rejoignit le 10e RI (11e
compagnie) le 20 mai suivant dans le secteur
de la Vaux-Féry. Malade à nouveau, cette
fois de diphtérie, il ne réintégra qu'en
novembre, du côté de la forêt d'Apremont.
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En juillet 1916, il gagna Verdun où il
participa aux durs combats qui eurent lieu en
août à Souville et Fleury. Il tint ensuite
divers secteurs en Lorraine (Avricourt), dans
la Somme (Biaches), en Champagne (Souain,
pendant l'hiver 1916). Puis ce fut
Maisons-de-Champagne et la butte du Mesnil en
mars 1917. Au printemps 1918 il était dans
la Marne (Biermont) lorsqu'il se porta
volontaire pour l'armée d'Orient. Il fut
alors affecté au 22e RIC. Ch. Chrétien s'est
défendu de témoigner directement : il narre
donc à la troisième personne en mettant en
situation le soldat Christian. Il a
également reconstitué des épisodes
auxquels il n'a pas pris part, sur la base
apparemment de témoignages de soldats qui
eux étaient présents. Ceci dit, ses moyens
d'expression sont si peu élaborés qu'il est
très aisé de faire la part des choses.
L'auteur a visiblement rédigé cet ouvrage
d'après ses seuls souvenirs, bien des
années après la guerre. C'est pourquoi son
récit tient plus du recueil d'instantanés
et d'anecdotes que de la relation suivie. Il
n'en demeure pas moins un témoignage dont
l'authenticité fait tout le prix. |
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