Régiments d'artillerie lourde

 

Correspondance avec Elie et Florence Halévy, Alain
Gallimard, 1958
Souvenirs de guerre
Hartmann, 1937 (réédition : Flammarion, 1992)
Lettres à Marie Salomon
NRF, 1952 & Bulletin de l'Association des amis d'Alain, 1954
Mars, ou la guerre jugée
Gallimard, 1921 (réédition poche : Folio essais no 262, 1995)
Emile Chartier, figure prestigieuse de l'université et ardent antimilitariste, avait 46 ans lorsqu'il s'engagea en 1914, histoire sans doute d'affirmer qu'il n'était pas pacifiste par timidité, mais par conviction. Mobilisé le 27 août au 3e RAL (5e pièce), il partit pour le front le 6 octobre suivant dans le secteur de Beaumont (Woëvre), secteur que cette unité occupa pendant presque toute la durée de la guerre. En Champagne en octobre 1915, il était dans le secteur de Flirey lorsqu'il fut évacué pour entorse le 27 mai 1916. Il rejoignit le 31 octobre suivant. Fin janvier 1917, il fut affecté dans un service météorologique à l'arrière du front. Il fut démobilisé le 16 octobre 1917.
L'abondante correspondance d'Alain, en partie inédite, constitue un document remarquable, tant par ses passages descriptifs que par ses réflexions d'une haute tenue. Indigné par cette guerre qu'il jugeait absurde, violemment hostile aux politiciens et aux officiers (il refusa obstinément toute promotion) qu'il accusait d'insensibilité et d'incompétence, il éprouvait une tendresse paternelle à l'égard de ses jeunes compagnons d'armes. Bien des années après la guerre, il rédigea des souvenirs de guerre qui, comparés à sa correspondance, paraissent assez pâles. Mais le philosophe Alain s'est surtout immortalisé avec
Mars ou la guerre jugée, qui demeure l'essai le plus profond et la condamnation la plus incisive qu'ait inspirés la guerre.
Il est l'auteur également de :
-
Convulsions de la force - Gallimard, 1939
- Echec de la force - Gallimard, 1939
qui peuvent être considérés comme un prolongement de Mars.
Un long chapitre de son ouvrage :
Histoire de mes pensées - Gallimard, 1936 est également consacré à la guerre. (Alain, par André Sernin - Laffont, 1985 ; p.149-219)

Alain à la guerre, Georges Gontier
Mercure de France, 1963
Jeune compagnon d'armes d'Alain (il était de la classe 1912), l'auteur a laissé des souvenirs de guerre qui se concentrent essentiellement sur de la figure de son prestigieux camarade. Ils n'en constituent pas moins un témoignage personnel d'un grand intérêt.

 

(1er CA)

Journal d'un soldat de dix-huit ans, Philippe Reynier
E. Sansot, 1919
Arrivé sur le front le 24 mars1917, l'auteur fut tué le 10 octobre 1918. Ce livre rassemble des lettres, des textes littéraires et surtout son journal, qui couvre la période allant de son engagement en octobre 1916, jusqu'au 16 novembre 1917. C'est le témoignage digne d'intérêt d'un tout jeune homme, effaré par la réalité de la guerre. (Témoins, p.234-235)

 

Trois ans de front, Gaston Pastre
Berger-Levrault, 1918 (réédition : Presses universitaires de Nancy, 1991)
Ce livre est plus un recueil de réflexions que de souvenirs. L'auteur, arrivé sur le front le 18 août 1914 et blessé au début du mois suivant, mêle à sa critique sans concession de la conduite de la guerre et des doctrines erronées, un bellicisme intransigeant et presque exalté. (Témoins, p.375-378)

 

(32e CA)

En batterie !, F. Fonsagrive
Delagrave, 1919
L'auteur arriva sur le front le 1er mars 1916 comme observateur dans cette unité de 105 Schneider. Son récit va jusqu'au 29 septembre 1917. Ces "souvenirs paraîtront ternes à ceux qui recherchent les émotions, écrit Cru, mais ils plairont à l'historien par leur exactitude et leur modération." (Témoins, p.307-308)


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Mise à jour :
3 décembre 2007