Régiments d'artillerie de campagne
n
os 46 à 62

 

Châlons (6e CA)

Quelqu'un dira !..., Henri Bouvier
Jouve, 1924
L'auteur a commencé la guerre dans cette unité, où il a intégré l'une des premières formations constituées d'artillerie de tranchée (crapouillots). Son ouvrage est un recueil de récits et d'anecdotes couvrant une période allant du début 1915 à la fin de la guerre. On y trouve, selon l'opinion de Cru, beaucoup plus de fables et de racontars que de faits réellement vécus. (Témoins, p.280-281)

Crapouillots, Paul Duval-Arnould
Plon, 1916
Les récits de l'auteur vont de mai à septembre 1915. Ce sont des récits qui relèvent plutôt "du journalisme anecdotique, des contes de guerre pour magazines." (Témoins, p.302-304)

A l'école de la guerre, Jules Henches
Hachette, 1918 (Réédition abrégée de Lettres de guerre - éd. A. Coueslant, 1917 - paru hors commerce ou en tirage très limité. Le catalogue de la Bibliothèque Nationale semble indiquer que cet ouvrage aurait été réimprimé, avec la même mention de date, en 1927)
Officier de carrière, l'auteur débuta la campagne comme capitaine. A la tête d'une batterie, il fut nommé commandant et affecté à une autre unité le 12 mai 1916. Il fut tué le 16 octobre suivant. Le livre rassemble sa correspondance, qui va du 1er août 1914 à la veille de sa mort. C'est le témoignage consciencieux et honnête d'un homme sensible, qui bien que soldat de métier, avait la guerre en horreur. (Témoins, p.519-523)

Hors du cadre, K-Ki
Berger-Levrault, 1923
L'auteur, Raoul de La Chapelle, surnommé "capitaine kaki" en raison de la couleur de son uniforme, fut versé dans l'artillerie de tranchée en septembre 1915, après un début de campagne dans l'artillerie lourde. Bien que son ouvrage emprunte la forme de l'historique, c'est un récit "vivant, coloré, personnel". C'est un document inestimable non seulement sur l'artillerie de tranchée, mais également sur les rapports entre soldats réservistes et militaires de carrière. (Témoins, p.444-446)

 

Héricourt (14e DI, 7e CA)

Artilleurs de campagne 1918, Jean-Alexandre Cardot
La Pensée universelle, 1987
Après être passé par l'Ecole d'application de Fontainebleau, Jean-Alexandre Cardot rejoint le 47e RAC début 1918 en Lorraine. Il combat successivement au Mont Kemmel, sur la Vesle, dans le secteur de Tahure, et achève la guerre sur l'Aisne. Le récit de l'auteur, rédigé vraisemblablement bien après la guerre, est assez superficiel, mais il a le mérite d'être vivant, précis, presque didactique. On y trouve de précieux détails sur la technique de l'artillerie et sur l'organisation des formations de tir..

 

Dijon (15e DI, 8e CA)

Heures de gloire et de misère, Jean Balleidier
Durassié et Cie, 1925
Les souvenirs rassemblés dans ce livre portent sur toute la durée de la guerre, que l'auteur fit du premier au dernier jour dans cette unité. Cru le soupçonne d'avoir voulu, à travers un témoignage personnel qu'il juge très douteux, faire une oeuvre polémique à visée politique. (Témoins, p.267-269)

 

(9e CA)

Carnet de route de Georges Groussilleau
(Document consultable en ligne)

Nantes (21e DI, 11e CA)

L'aube sanglante, Samuel Bourguet
Berger-Levrault, 1917
Il s'agit de la correspondance - fortement censurée - d'un officier supérieur, qui va du 14 septembre 1914 au 24 septembre 1915, veille de sa mort. Affecté à cette unité comme chef d'escadron en septembre 1914, il fut versé à sa demande dans l'infanterie en mars 1915, avant d'être tué le 25 septembre suivant. Son témoignage se distingue par l'indépendance de ses opinions et la sympathie qu'il exprime à l'égard des simples soldats. (Témoins, p.501-503)

 

(17e CA)

Carnet d'Auguste Michaux
(Document consultable en ligne)

Bordeaux (18e DI, 18e CA)

Carnets de guerre, Alexis Callies
E.L., 1999
L'auteur est né le 26 mars 1870 à Annecy. Polytechnicien, il est officier d'artillerie au 19e RAC à la déclaration de guerre, avec le grade de capitaine. Après avoir commandé une batterie dans ce régiment, il occupe un poste d'adjoint auprès d'un commandant d'artillerie de corps d'armée. Début 1916, il prend le commandement d'un groupe d'artillerie du 58e RAC. Il quittera l'armée juste après la guerre, à la fin de 1919, et rédigera ses carnets dans les années 20 et 30, en suivant scrupuleusement ses notes accumulées au jour le jour.

Il n'y décrit pas seulement ce que fut sa vie d’officier, il laisse également transparaître des soucis, des idéaux et des blessures propres à son époque et à son milieu. Quatre grands thèmes émergent : le poids du passé politique de l’armée, les considérations tactiques, les rumeurs et la légende noire des troupes du Midi. Les carnets du commandant Callies témoignent enfin sur les conditions de vie et de travail dans un petit état-major, aspect méconnu (voire un peu méprisé) de la vie combattante. (D'après Eric Labayle)

 

 

Trois ans de front, Gaston Pastre
Berger-Levrault, 1918 (réédition : Presses universitaires de Nancy, 1991)
Ce livre est plus un recueil de réflexions que de souvenirs. L'auteur, arrivé sur le front le 18 août 1914 et blessé au début du mois suivant, mêle à sa critique sans concession de la conduite de la guerre et des doctrines erronées, un bellicisme intransigeant et presque exalté. (Témoins, p.375-378)

La tranchée rouge, Jean Renaud
Hachette, 1916
Les anecdotes relatées dans cet ouvrage couvrent une période allant de novembre 1915 à mai 1916. Pour Cru, l'auteur de ce livre est non seulement un affabulateur, mais un écrivain "dangereux". Il déplore qu'on puisse accorder le moindre crédit à des récits qui ne sont que pure littérature de propagande, dans ce qu'elle a de.plus malsain et de plus haineux. (Témoins, p.392-394)

 

Troyes (18e CA)

Mon carnet d'éclaireur, Bernard Descubes
Perrin, 1915
Le séjour de l'auteur sur le front s'étala du 5 août 1914 à l'année 1915, avec de fréquentes périodes de repos dues à des indispositions et à une blessure. "Ce sont les impressions d'un brave garçon, dépourvu d'esprit critique [...] et dont la naïveté patriotique et l'optimisme trop candide ont dû plaire" à ses lecteurs. Mais c'est un témoignage sincère, qui offre un bon document sur ce qu'a pu être l'aveuglement des combattants au tout début de la guerre. (Témoins, p.289-290)


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Mise à jour :
3 décembre 2007