Régiments d'artillerie de campagne nos 31 à 45
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| Poitiers (18e DI, 9e CA)
Lettres à mon cadet, Lucien Scoudert
Bossard, 1918
Ce livre est composé de lettres fictives adressées à un
jeune frère non mobilisé. L'auteur, alors lieutenant, offre
là une oeuvre didactique et philosophique : il y exprime
des idées d'un nationalisme sans nuance. (Témoins, p.466-467)
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Nîmes (15e CA)
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Lettres à Lou, Guillaume Apollinaire
Gallimard, 1969 (réédition 1990)
Calligrammes
Mercure de France, 1918 (réédition
2003)
Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky nait à Rome le 26 août
1880. Encore enfant,
il vient s'installer
en France. De nationalité
russe par sa mère,
qui est polonaise,
il dépose une demande
de naturalisation
le 1er septembre
1914 afin de pouvoir
s'engager. Le 6
décembre, il est
versé au 38e RAC.
Le 4 avril 1915,
il abandonne l'EOR
pour rejoindre le
régiment sur le
front, près de Mourmelon.
Brigadier puis maréchal
des logis le 25
août, il demande
à passer dans l'infanterie,
et passe au 96e
RI le 18 novembre
1915. Il décède
de la grippe espagnole
le 9 novembre 1918.
Lorsque la guerre
éclate, Apollinaire
est l'incontestable
figure de proue
de l'avant-garde
littéraire et artistique.
Poète d'une inventivité
et d'une fécondité
prodigieuses, il
ne cesse d'écrire
jusqu'à sa mort,
laissant avec Calligrammes
notamment, des
poésies de guerre
d'une beauté sans
équivalent dans
la poésie française
- même si leur lyrisme
guerrier a pu
parfois choquer.
Il a laissé également
une abondante correspondance
qui témoigne de
son expérience de
soldat. Lettres
à Lou est un
recueil des lettres
qu'il adressa, entre
le 28 septembre
1914 et le 18 janvier
1916 à son amie
du moment, Louise
de Coligny-Châtillon.
C'est le témoignage
sur le vif d'un
esprit ardent, curieux
de tout, et qui
bien qu'appartenant
aux milieux intellectuels,
se montre totalement
dépourvu d'affectation. On a également publié
ses Lettres à
sa marraine, 1915-1918
(Gallimard,
1988) et sa Correspondance,
1913-1917 avec
Mireille Havet (Université
Paul Valéry, 2000).
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Trois ans de guerre, Edmond Genty
Chapelot, 1918
Ce livre regroupe des extraits de la correspondance et
du carnet de route de l'auteur. Celui-ci, officier d'artillerie,
fit toute la campagne jusqu'au jour de sa mort, en mars
1917. C'est un témoignage d'un intérêt certain, malgré les
coupures infligées par les éditeurs. (Témoins, p.518-519)
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| Toul (39e DI, 20e CA)
Votre fils qui vous aime : lettres
de Pierre Baulard
Publibooks, 2006
Pierre Baulard,
agriculteur lorrain du
Toulois de 23 ans, effectue son service
militaire au sein du 39e
régiment d'artillerie lorsque
la guerre éclate. Cet ouvrage
rassemble les lettres qu'il
a écrites aux siens pendant
la durée de la guerre, de 1914
à 1919.
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| Rouen (5e DI, 3e CA)
Carnet de route, Jacques Brunel de Pérard
Crès, 1915
L'auteur, sur le front à partir du 8 août 1914, fut tué
le 26 septembre suivant. Cette publication est un document
intéressant sur l'état d'esprit de ces soldats de 14 qui
partirent "la fleur au fusil" : l'auteur -
militant bonapartiste - était un féru d'épopée militaire.
(Témoins, p.100-101)
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| Le Mans (4e CA)
Ma pièce, Paul Lintier
Plon, 1916 (réédition : L'Oiseau de Minerve,
1998) Cet ouvrage est considéré
par Cru comme l'un des meilleurs récits de la guerre. L'auteur
"nous révèle quelque chose d'essentiel sur le soldat,
non pas seulement celui de cette guerre mais celui de toujours,
quelque chose que personne n'a jamais exprimé plus complètement,
plus éloquemment que lui." Il fut rédigé
à l'hôpital, après que l'auteur eût été blessé le 22 septembre
1914. Il va du 1er août à la veille de sa blessure. Revenu sur le front le 25 juillet 1915
dans le 231e RAC, Lintier
fut tué le 15 mars 1916. (Témoins, p.179-186)
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