Régiments d'artillerie de campagne nos 16 à 30
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| La Fère (3e DI, 2e CA)
Carnet de route d'un artilleur, Robert Deville
Chapelot, 1916
Arrivé sur le front le 7 août 1914, l'auteur fut
affecté à l'état-major du régiment. Il fut blessé le 13
septembre suivant, et évacué définitivement. Son récit couvre
une période allant du 1er août à octobre 1914. Il est, selon
Cru, "remarquable par ses qualités de sobriété et d'exactitude."
(Témoins, p.129-130)
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| Toulouse (33e DI, 17e CA)
Campagne contre l'Allemagne, Octave
Bouyssou
Les 3 orangers, 2008
Mobilisé le 3 août 1914, Octave Raymond Bouyssou
part pour le front en septembre
1915. Trente huit mois de service
dévolu au transport des munitions
et à l'intendance dans divers
secteurs du front : Artois,
Lorraine, Champagne, Somme,
Verdun, Aisne et Oise. Son Journal,
où il consigne des notes aussi
précises que lapidaires, offre
un aperçu de la guerre
vue par un artilleur dont le
service s'est essentiellement
déroulé entre les premières
lignes et l'arrière. (D'après
présentation éditeur)
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| Nîmes (15e DI, 15e CA)
Carnets de guerre, Alexis Callies
E.L., 1999 L'auteur
est né le 26 mars 1870 à
Annecy. Polytechnicien,
il est officier d'artillerie
à la déclaration de guerre,
avec le grade de capitaine.
Après avoir commandé une
batterie, il occupe un poste
d'adjoint auprès d'un commandant
d'artillerie de corps d'armée.
Début 1916, il prend le
commandement d'un groupe
d'artillerie du 58e RAC.
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| Il
quittera l'armée juste après
la guerre, à la fin de 1919,
et rédigera ses carnets
dans les années 20 et 30,
en suivant scrupuleusement
ses notes accumulées au
jour le jour. Il n'y décrit pas
seulement ce que fut sa vie d’officier, il laisse également transparaître des
soucis, des idéaux et des blessures propres à son époque et à son milieu. Quatre
grands thèmes émergent : le poids du passé
politique de l’armée, les considérations tactiques, les rumeurs
et la légende noire des troupes du Midi. Les carnets du commandant Callies
témoignent enfin sur les conditions de vie et de travail dans un petit état-major,
aspect méconnu (voire un
peu méprisé) de la vie combattante. (D'après Eric Labayle)
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| Tarbes (35e DI, 18e CA)
Carnets de guerre, Pierre-Anselme
Bordenave
Cahiers de l'AMCB (Association Mémoire
Collective en Béarn), n°5
Pierre-Anselme Bordenave est né à Pau en 1890. Il
est sur le point d'achever son
service militaire au 24e Régiment d'Artillerie de Campagne, lorsque la guerre
éclate. Entre le
3 août 1914 et le 17 août 1915, il a noté, presque chaque jour, ce qu'il vivait
: les combats en Belgique, Guise, la Marne, le Chemin des Dames...
(Notice communiquée par
M. Christophe Rambert)
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| Douai (2e DI, 1er CA)
Grenadou paysan français, Alain Prévost
Seuil, 1966 (réédition poche, coll.
Points, 1978)
Jeune paysan beauceron, né le 25 septembre 1897, Ephraïm
Grenadou s'engage le jour de ses 18 ans
pour échapper à l'infanterie. Il part pour
le front en Alsace avec le 26e RAC, puis
est affecté en mai 1916 au 27e RAC. Après
un passage dans le secteur du Fort de Brimont,
il participe à l'offensive de la Somme.
Evacué malade en septembre, il rejoint en
janvier 1917 en Alsace. Il part ensuite
pour le Chemin des Dames, puis de novembre
à avril 1918 est envoyé en Italie. En mai
1918 il est au Kemmel, en juillet en Champagne.
Il finit la guerre en Picardie.
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| Ce témoignage oral recueilli en 1965-1966
par Alain Prévost est devenu un classique
de l'anthropologie paysanne. On ignore parfois
qu'un bon quart de l'ouvrage est consacré
à la Grande Guerre. En raison de l'excellente
mémoire du narrateur, de sa sincérité, de
sa vivacité d'esprit, de se personnalité
attachante enfin, il constitue un document
qui l'emporte en intérêt sur un grand nombre
de souvenirs à prétention plus littéraire.
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Un groupe de 75, Gaston Top
Plon, 1919
Affecté comme médecin au 3e Groupe de ce régiment, l'auteur
fit campagne jusqu'en février 1916. Son journal, très complet,
qui "respire l'honnêteté", va jusqu'au 13 mai
1915. C'est l'un des plus intéressants qui nous aient été
laissés par un médecin.
(Témoins, p.248-250)
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