Régiments du Génie
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Un regard sur la Grande
Guerre, Marcel Felser
Larousse, 2002 Marcel
Felser est né le
26 décembre 1893
à Paris. Il vient
tout juste d'obtenir
son diplôme d'ingénieur
en électricité lorsqu'il
est appelé le 11
août 1914. Incorporé
au 36e RI pour ses
classes, il est
versé au 1er régiment
du Génie le 6 novembre
1915, et part pour
le front le 8 décembre
suivant. Caporal
en août 1917, sergent
en novembre, il
passe au 21e Génie
le 1er avril 1918.
Il est démobilisé
le 27 septembre
1919. |

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Electricien d'armée,
l'auteur a été pendant
la presque totalité
de la guerre détaché
auprès des bataillons
de chasseurs de
la VIIe Armée, dans
le secteur des Eparges
et surtout des Vosges,
de 1916 à 1918.
L'originalité du
témoignage de Marcel
Felser est d'être
un témoignage non
pas écrit (il n'a
laissé ni lettres,
ni carnets, ni souvenirs)
mais visuel : il
a pris près
de 400 clichés sur
le front, dont 118
sont publiés dans
cet ouvrage.
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Mémoires du sapeur-mineur
Eugène Moreau
La Grande Guerre Magazine
64 à 66, 2011 Eugène Moreau est né le 22 juin 1874, vraisemblablement
en Bourgogne, où
il est marbrier.
A la mobilisation,
il est appelé au
63e territorial
et affecté à la
garde des mines
de Montceau. Il
part pour le front
le 4 novembre avec
le 295e RI dans le
secteur de l'Artois.
Le 5 décembre il
passe à la Compagnie
8/13 du 4e Génie.
Il quitte le front
en janvier 1916
pour apparemment
une affectation
en usine. |

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Le court témoignage du
sapeur Moreau couvre
une période allant
de novembre 1914
à l'offensive du
16 juin 1915, où
il s'interrompt
brusquement - sans
doute la suite a-t-elle
été perdue. Riche
et détaillé, c'est
un témoignage décousu
où se mêlent récit,
digressions, incises,
retours en arrière
que son style fruste
et sa ponctuation
relâchée rendent parfois
difficile à suivre.
Il a été d'évidence
rédigé très peu
de temps après les
faits. Eugène Moreau
y apparaît comme
un véritable "bourreau
du travail guerrier".
Violemment patriote,
il se montre inflexible
pour lui-même comme
pour les autres,
faisant preuve d'un
courage, d'une abnégation,
d'une dureté au
mal quasi animaux.
Très sensible à
l'estime de soi
même et des autres,
il place le souci
du devoir au-dessus
de tout. C'est un
témoignage à "ras
de soi", rude
et franc, presque
brutal, qui brosse
un tableau sans
la moindre concession
de la première année
de guerre, et qui
ne manquera pas
de troubler les
esprits contemporains
: il fut des soldats qui
acceptèrent leur
sort de bestiau
humain sans jamais
gémir ni broncher.
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Carnets de
route de P.G. Barreyre, poilu girondin
CRDP, 1989
Pierre
Gaston Barreyre est né en 1886 à Uzeste en
Bazadais (Gironde). Employé des Postes, il
fut mobilisé dès le 1er août 1914 au 8e
Génie (11e Compagnie) comme
sapeur-télégraphiste, mais employé en
réalité comme téléphoniste d'Etat-Major,
du 10e Corps d'armée d'abord, puis de
division (41e DI ?) à une date non
précisée. Parti le 7 août, il participa à
la guerre de mouvement jusque début
novembre, avant de se fixer à Arras. |

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D'août
1915 à juin 1916, il demeura à
Sainte-Menehould, puis partit pour Verdun
(secteur de Fleury) où il eut sa seule
expérience directe des combats. Instructeur
à Toul de juillet 1916 à février 1917, il
occupa ensuite divers secteurs : le Chemin
des Dames début avril 1917, les Eparges de
juin 1917 à mars 1918, la Picardie en avril
1918, la Marne en mai-juin, la Champagne en
juillet, les Vosges en octobre jusque la fin
de la guerre. Il fut démobilisé le 20 mars
1919.
Les carnets de P.G.
Barreyre, tenus quasiment au jour le jour,
constituent un document complet et scrupuleux
d'un homme qui, sauf rares exceptions, fit la
plus grande partie de la guerre en seconde
ligne, dans les état-major. Ils témoignent
de l'état d'esprit et des conditions de vie
de ceux qui, tout en y étant impliqués, ne
participèrent pas directement aux combats. |
| "Et le temps, à nous, est compté",
Albert Marquand
C'est-à-dire éditions, 2011
Albert Marquand est né le 13/12/1895 à Troyes, mais déménage très
jeune à Aubenas. Issu d'une famille de
petits commerçants, il reçoit une
solide éducation primaire. Appelé
en décembre 1914, il est d'abord
affecté au 55e RI puis au 149e RI.
Il passe au 8e Génie en
février 1918. Après l'infanterie
où il a vécu de terribles
moments, il y jouit d'une
véritable planque. La guerre
achevée, il participe à
l'occupation en Allemagne
(Mayence) avant de devenir
interprète auprès des armées
américaine puis anglaise.
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Le témoignage d'Albert Marquand est avant tout un témoignage
psychologique. Parti intrépidement
à la guerre, il vit dès sa montée
au front des heures d'épouvante
au Bois de la Gruerie qui le marquent
profondément, à tel point que son
caractère et son attitude en sont
entièrement transformés. Sa correspondance
permet de suivre l'évolution d'un
homme traumatisé par les combats
et qui fera tout pour s'y soustraire.
Il y parvient avec cette
affectation. Dès lors,
l'homme cynique, insensible
et résigné qu'il était devenu laisse
place à un observateur
disert, plein de curiosité
et d'intelligence, brossant
un panorama d'un indéniable
intérêt sur le monde
qui l'entoure.
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Un regard sur la Grande
Guerre, Marcel Felser
Larousse, 2002 Marcel
Felser est né le 26
décembre 1893 à Paris.
Il vient tout juste
d'obtenir son diplôme
d'ingénieur en électricité
lorsqu'il est appelé
le 11 août 1914. Il
est versé au 21e Génie
le 1er avril 1918, lorsque
son ancienne unité,
le 1er Génie, est dédoublé.
Il est démobilisé le
27 septembre 1919. Electricien
d'armée, l'auteur a
été pendant la presque
totalité de la guerre
détaché auprès des bataillons
de chasseurs de la VIIe
Armée, dans le secteur
des Eparges et surtout
des Vosges, de 1916
à 1918. |

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L'originalité du
témoignage de Marcel
Felser est d'être un
témoignage non pas écrit
(il n'a laissé ni lettres,
ni carnets, ni souvenirs)
mais visuel : il a pris près
de 400 clichés sur le
front, dont 118 sont
publiés dans cet ouvrage.
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