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Groupes de Brancardiers de
Division (GBD)
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La
guerre des
soldats,
Raymond
Lefebvre
& Paul
Vaillant-Couturier
Flammarion,
1919
Né en
1891 à
Vire,
atteint de
tuberculose,
l'auteur
est versé
dans
l'auxiliaire
à la
mobilisation.
Après
avoir
travaillé
dans un
hôpital,
il se
porte
volontaire
pour le
front et
est
affecté
début 1915
comme
brancardier
à la 17e
DI. Il
sera
également
défenseur
au Conseil
de Guerre.
Vers le
début de
1916, il
est blessé
et évacué.
Pour Cru,
le parti
pris des
deux
auteurs,
très
engagés
politiquement,
discrédite
en partie
leur
témoignage.
Il est
particulièrement
sévère à
l'égard de
Raymond
Lefebvre,
"mystique
athée,
civil
déguisé en
soldat qui
ne sait
rien de la
bataille",
et dont
les récits
sont selon
lui
"dépourvus
de bon
sens". (Témoins;
p.625-627)
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Un
toubib
sous
l'uniforme,
François
Perrin
Anovi,
2009
François
Perrin est
né le 6
avril 1875
à
Besançon.
Après des
études à
Lyon, il
est nommé
comme
médecin
dans un
régiment
de
hussards
avant
d'être
muté en
Afrique du
Nord. Il
participe
aux
campagnes
coloniales
en
1907-1908
avant de
revenir en
métropole,
à Tours
puis à
Saint-Dié,
au 3e BCP.
C'est avec
cette
unité
qu'il part
au combat
en août
1914.
Nommé
au GBD de
la 36e DI
le 1er
juin 1915,
il
le quitte
dès le 7
août
suivant. |
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C'est en
1943 que
François
Perrin a
entrepris
de rédiger
ses
souvenirs
à partir
de ses
notes et
de sa
correspondance
d'époque.
On y
trouve non
seulement
le récit
de la
guerre,
mais aussi
celui de
sa
campagne
dans le
Haut-Guir
en
1908.
Le
témoignage
de
François
Perrin
figure
incontestablement
parmi les
plus
remarquables
laissés
par les
médecins.
Non
seulement
en raison
de ses
talents de
conteur,
de sa
forte
personnalité,
de sa vive
intelligence
et de sa
très riche
expérience,
mais aussi
et
peut-être
surtout
parce
qu'il est
médecin
dans
l'âme. Son
récit
demeure
toujours
au niveau
du médical
et des
personnels
soignants.
De fait,
il
constitue
un
document
d'un
intérêt
rarement
égalé sur
la
pratique
de la
médecine
d'urgence
pendant la
Grande
Guerre. |
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Journal
et
lettres,
Clément
Cambournac
Document
internet
,
2010
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Clément
Cambournac
est
né le
8
Mai
1892
à
Cayrol (Aveyron).
Fils
d'instituteur,
il
fait
ses
études
de
médecine
à
Lille
puis
Bordeaux.
La
guerre
éclate
alors
qu'il
achève
sa dernière
année.
Il
s'engage
aussitôt. |
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Affecté
au
GBD
de
la
37e
division,
il
est
nommé
médecin
auxiliaire
en
septembre
et
part
bientôt
pour
le
front.
Il
occupe
des
secteurs
dans
l'Oise,
dans
la
Meuse
(janvier
1916)
puis
gagne
Verdun
(février
1916)
où
il
est
mortellement
blessé.
Il
décède
à
Revigny le
21
décembre
1916.
Le
site
propose
de
nombreux
documents
relatifs
à
ce
jeune
médecin
très
patriote,
profondément
croyant
et
qui
n'a
pas
la
langue
dans
sa
poche
:
des
carnets
détaillés
tenus
régulièrement,
des
lettres
et
même
des
photographies
prises
par
l'auteur.
Une
documentation
abondante
qui
permet
de
reconstituer
son
parcours
et
celui
de
ses
camarades
de
façon précise
et
vivante. |
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Les
carnets de
l'aspirant
Laby
Bayard,
2001
Né le 1er
juillet
1892, issu
(semble-t-il)
de la
petite
bourgeoisie
provinciale,
Lucien
Laby est
en 1914
élève à
l'Ecole du
Service de
santé
militaire
de Lyon.
Affecté au
GBD 56 le
5 août, il
est fait
prisonnier
le 28 à
Buzy-Darmont
alors
qu'il
ramasse
les
blessés
sur le
champ de
bataille.
Relâché
après
quelques
jours en
tant que
personnel
soignant,
il
réintègre
le GBD le
4 mai
1915.
Désireux
de
travailler
en
première
ligne, il
est
affecté
comme
médecin de
bataillon
au 294e RI
le 26
juillet
suivant. |
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Les
carnets de
Lucien
Laby ont
été
rédigés
tout au
long de la
guerre et
quasiment
en temps
réel avec
une
spontanéité
qui les
rend d'un
grand
intérêt.
Ultrapatriote,
belliqueux,
un rien
tête
brûlée (il
n'hésite
pas à
tomber le
brassard à
l'occasion
pour faire
le coup de
feu contre
les
Allemands),
d'un
courage à
toute
épreuve
(il est
cinq fois
cité), il
note les
évènements
à la
diable,
tels
qu'ils se
présentent
et comme
il les
éprouve.
Son
activité
de médecin
le
mobilise
beaucoup
moins (il
en parle
très peu)
que sa
participation
sur le
terrain
aux
combats,
comme
"brancardier
de
première
classe,
métier qui
consiste à
savoir
ramper
sous les
balles et
à coller
des
pansements
sales dans
l'obscurité
avec des
doigts
pleins de
boue" ainsi
qu'il le
dit
lui-même.
A ce
titre, son
témoignage
sur les
conditions
d'exercice
des postes
de secours
en
première
ligne a
peu
d'équivalent
dans la
littérature
combattante.
Lucien
Laby était
en outre
un
illustrateur
de talent,
dont les
dessins
furent
publiés
semble-t-il
régulièrement
dans la
presse
nationale
tout au
long de la
guerre. |
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Avec les
alpins, F.A.
Vuillermet
Lethielleux,
1918
Le Frère-Prêcheur
Vuillermet est
désigné comme
aumônier de la
66e DI, et affecté au
groupe des
brancardiers. Son
récit couvre la
période du 16 avril au
25 octobre 1917, dans
le secteur du Chemin
des Dames. C'est un
mélange hétéroclite de
souvenirs personnels,
de témoignages
rapportés et
d'histoire officielle.
Lorsqu'il parle de ce
qu'il a vu, notamment
au poste de secours
pendant la bataille de
la Malmaison, il sait
être attentif aux
hommes et aux faits.
Mais son témoignage
est trop souvent gâté
par une phraséologie
guerrière artificielle
et déplacée. (Témoins;
p.412-413) |
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Un
toubib
sous
l'uniforme,
François
Perrin
Anovi,
2009
François
Perrin est
né le 6
avril 1875
à
Besançon.
Après des
études à
Lyon, il
est nommé
comme
médecin
dans un
régiment
de
hussards
avant
d'être
muté en
Afrique du
Nord. Il
participe
aux
campagnes
coloniales
en
1907-1908
avant de
revenir en
métropole,
à Tours
puis à
Saint-Dié,
au 3e BCP.
C'est avec
cette
unité
qu'il part
au combat
en août
1914.
Capturé le
20 août,
il est
rapidement
rapatrié.
Le 23 mai
1915, il
est nommé
chef du
GBD de la
123e DI
qu'il
quitte dès
la
mi-juin. |
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C'est en
1943 que
François
Perrin a
entrepris
de rédiger
ses
souvenirs
à partir
de ses
notes et
de sa
correspondance
d'époque.
On y
trouve non
seulement
le récit
de la
guerre,
mais aussi
celui de
sa
campagne
dans le
Haut-Guir
en
1908.
Le
témoignage
de
François
Perrin
figure
incontestablement
parmi les
plus
remarquables
laissés
par les
médecins.
Non
seulement
en raison
de ses
talents de
conteur,
de sa
forte
personnalité,
de sa vive
intelligence
et de sa
très riche
expérience,
mais aussi
et
peut-être
surtout
parce
qu'il est
médecin
dans
l'âme. Son
récit
demeure
toujours
au niveau
du médical
et des
personnels
soignants.
De fait,
il
constitue
un
document
d'un
intérêt
rarement
égalé sur
la
pratique
de la
médecine
d'urgence
pendant la
Grande
Guerre. |
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Le
Chemin des
Dames,
Albert
Bessières
Bloud
& Gay,
1918
Né le 2
février
1877,
l'auteur
est prêtre
et
professeur
en
Belgique à
la
déclaration
de guerre.
Le 6 août
1914, il
est
affecté à
un train
sanitaire.
Il y
demeure
plus de
deux ans.
Il rejoint
ensuite un
hôpital,
avant
d'être
versé en
juillet
1917 au
GBD de la
130e DI.
En
novembre,
il passera
à la 1ère
division
de
cavalerie
à pied,
avant de
devenir
aumônier.
Son
témoignage
est, selon
Cru,
grandement
affaibli
par sa
volonté de
propagande
religieuse
et son
souci
d'être
édifiant.
Il le
regrette
d'autant
que l'abbé
Bessières
"voit
juste et
note
clairement".
"Quand il
veut, il
parle
bien". Son
livre est
d'autre
part
dépourvu
de toute
chronologie.
(Témoins,
p.91-93) |
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Brancardiers régimentaires
(CHR : Compagnie Hors
Rang)
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|
Lettres
d'un
fils,
Jean
Pottecher
Emile-Paul,
1926
(réédition
:
Ysec,
2003)
Né
le
18
mars
1896,
l'auteur,
normalien,
s'engage
en
avril
1915
à
la
4e
SIM.
Pacifiste,
socialiste,
il
souhaite
servir
sans
porter
les
armes.
Versé
au
19e
BCP,
il
part
pour
le
front
le
26
juillet
1916
comme
infirmier
au
59e
BCP.
Il
y
restera
jusqu'à
ce
qu'il
soit
tué,
le
24
juillet
1918.
L'ouvrage
rassemble
les
lettres
qu'il
a
adressées
à
sa
famille
pendant
ces
années
de
guerre. |
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|
Le
style
en
a
été
quelque
peu
corrigé
par
son
père,
Maurice
Pottecher,
littérateur
et
homme
de
théâtre
réputé.
Cela
n'enlève
rien
à
ce
témoignage
d'une
qualité
rare.
L'auteur
se
distingue
par
l'acuité
de
ses
réflexions,
par
son
humanité,
par
son
honnêteté.
"On
trouve
la
plus
grande
franchise
;
il
dit
à
peu
près
tout
ce
qu'il
pense."
(Témoins
;
p.539-542) |
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Journal
de guerre d'un
Juif
patriote,
André
Kahn
Jean-Claude
Simoën,
1978
L'auteur,
avocat à
Nancy, est à
la
mobilisation
versé dans
l'auxiliaire
et affecté
comme
brancardier au
37e RI. Dès le
3 août, il est
sur la
frontière, et
le 21 est fait
prisonnier à
Morhange. En
tant que
personnel non
combattant, il
est
rapidement libéré
et rapatrié en
France le 31
août. Il
rejoint
aussitôt son
unité qui
combat en
Artois. De
novembre à la
mi-avril 1915,
il occupe le
secteur
d'Ypres, et
participe en
avril 1915 à
l'offensive
d'Artois. |
 |
|
De
septembre
à
décembre,
il est en
Champagne.
En mars
1916, il
est
brancardier
à Verdun,
puis
rejoint la
Somme fin
juin.
Début
1917, il
quitte le
front. Le
journal
d'André
Kahn,
rédigé
sous forme
de lettres
à son
épouse,
relate
pour
l'essentiel
les
événements
de
1914-1915,
lorsqu'il
était en
première
ligne.
Intelligent
et
cultivé,
mais aussi
profondément
réactionnaire,
xénophobe et
nourri de
lieux
communs,
André Kahn
a laissé
un récit
d'un
indéniable
intérêt,
notamment
sur le
fonctionnement
des
conseils
de
guerre. |
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|
Musicien-brancardier...
carnets de
Léopold
Retailleau
Anovi,
2003
Mobilisé
en août
1914,
l'auteur a
tenu son
carnet de
route
jusqu'à ce
qu'il
trouve la
mort le 26
juillet
1918, près
de
Dormans. Il
aura connu
successivement
les
secteurs
de Bièvre
(août
1914),
Mondement
(septembre
1914), les
Flandres
(1914-15),
l'Artois
(1915), la
Champagne
(1916),
Verdun
(1916), le
Chemin des
Dames
(1917), la
Marne
(1918).
Homme
sensible
et
curieux,
il a
enrichi
son
témoignage
écrit de
dessins et
de
photographies,
dont les
plus
belles
sont
reproduites
dans ce
livre. Un
témoignage
qui vaut
autant par
son texte
profondément
humain et
exempt de
toute
forme
romancée,
que par la
richesse
de ses
illustrations.
(Information
éditeur) |
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|
Carnets
de guerre,
Victor
Christophe
Journaux
de
combattants
et civils
de la
France du
Nord... -
PU du Septentrion,
1998
Né en
1891,
l'auteur
faisait
partie de
la clique
du
régiment.
Musicien
en période
de repos,
il
devenait
brancardier
sur le
champ de
bataille.
Ses
carnets
couvrent
toute la
période de
la guerre.
Déjà sous
les
drapeaux
au moment
de la
mobilisation,
il partit
dès le 3
août en
couverture.
Il
participe
à
l'offensive
de
Lorraine,
à la
retraite
puis à la
bataille
de la
Marne. En
janvier
1915 il
est en
Argonne. |
|
|
Evacué en
mai pour
une raison
inconnue,
il rejoint
en février
1916 et
combat
dans le
secteur du
Mort-Homme
de mars à
début
juin. Il
occupe
ensuite un
secteur
dans la
Somme, de
septembre
à début
décembre.
De retour
en Argonne
à la fin
de
l'année,
il
participe
à
l'attaque
du Mont
Sapigneul
le 16
avril
1917. En
juillet il
est dans
la Meuse,
à partir
d'octobre
dans la
forêt de
Facq. En
1918 il
combat sur
la Marne
et en
Champagne.
Victor
Christophe
fut
finalement
démobilisé
le 27
juillet
1919.
(p.23-105) |
|
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|
Le
feu,
Henri
Barbusse
Flammarion,
1917
(Réédition
1996,
augmenté
d'un
Carnet
de
guerre.
Edition
poche
: Le
Livre
de
poche,
n
o
6524)
Clarté
Flammarion,
1919
(Réédition
1978)
Engagé
volontaire,
l'auteur
rejoint
le
dépôt
d'Albi
le 10
septembre
1914.
Versé
au
231e
RI
(18e
Cie,
3e
Section),
il
part
pour
le
front
le 29
décembre.
Atteint
de
dysenterie,
il est
affecté
comme
brancardier
le 12
juin
1915.
Ne
guérissant
pas,
il est
versé
le 18
novembre
au 8e
RIT,
et
affecté
le 27
à un
état-major. |
|
|
Cru ne
supportait
pas
qu'on
fît de
la
littérature
à
propos
de la
guerre.
Aussi
se
montre-t-il
très
sévère
à
l'égard
des
oeuvres
de
Barbusse,
et
notamment
de
celle
qui
eut le
retentissement
le
plus
considérable
:
Le
Feu.
Il
reproche
à
l'auteur
d'avoir
conçu
un
roman
dans
la
veine
de
Zola -
ce qui
est
indéniable
-, et
pour
cela
lui
dénie
toute
authenticité
et
toute
sincérité
- ce
qui
est
injuste.
Il n'a
pas su
voir
que
Barbusse
n'a
pas
cherché
à
consigner
scrupuleusement
son
expérience
individuelle,
mais à
évoquer
une
mythologie
nouvelle
de la
guerre
- une
mythologie
faite
de
souffrance,
de
misère
et
d'abjection
- pour
mieux
la
dénoncer.
Outre
les
deux
livres
cités,
un
roman
:
Les
Enchaînements
(Flammarion,
1925)
évoque
sur
une
cinquantaine
de
pages
son
expérience
de
fantassin.
(Témoins,
555-565) |
|
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Mise à jour :
décembre 2010 |
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