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Groupes de Brancardiers de Division
(GBD)
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| La guerre des soldats, Raymond
Lefebvre & Paul Vaillant-Couturier Flammarion, 1919
Né en 1891 à Vire, atteint de tuberculose, l'auteur
est versé dans l'auxiliaire
à la mobilisation. Après avoir
travaillé dans un hôpital, il
se porte volontaire pour le
front et est affecté début 1915
comme brancardier à la 17e DI.
Il sera également défenseur
au Conseil de Guerre. Vers le
début de 1916, il est blessé
et évacué. Pour Cru, le parti
pris des deux auteurs, très
engagés politiquement, discrédite
en partie leur témoignage. Il
est particulièrement sévère
à l'égard de Raymond Lefebvre,
"mystique athée, civil
déguisé en soldat qui ne sait
rien de la bataille", et
dont les récits sont selon lui
"dépourvus de bon sens". (Témoins;
p.625-627)
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Les carnets de l'aspirant Laby
Bayard, 2001
Né le 1er juillet 1892, issu (semble-t-il) de la petite bourgeoisie
provinciale, Lucien Laby est en 1914
élève à l'Ecole du Service de santé
militaire de Lyon. Affecté au GBD 56
le 5 août, il est fait prisonnier le
28 à Buzy-Darmont alors qu'il ramasse
les blessés sur le champ de bataille.
Relâché après quelques jours en tant
que personnel soignant, il réintègre
le GBD le 4 mai 1915. Désireux de travailler
en première ligne, il est affecté comme
médecin de bataillon au 294e RI le
26 juillet suivant.
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Les
carnets de Lucien Laby ont été rédigés
tout au long de la guerre et quasiment
en temps réel avec une spontanéité qui
les rend d'un grand intérêt. Ultrapatriote,
belliqueux, un rien tête brûlée (il
n'hésite pas à tomber le brassard à
l'occasion pour faire le coup de feu
contre les Allemands), d'un courage
à toute épreuve (il est cinq fois cité),
il note les évènements à la diable,
tels qu'ils se présentent et comme il
les éprouve. Son activité de médecin
le mobilise beaucoup moins (il en parle
très peu) que sa participation sur le
terrain aux combats, comme "brancardier
de première classe, métier qui consiste
à savoir ramper sous les balles et à
coller des pansements sales dans l'obscurité
avec des doigts pleins de boue" ainsi
qu'il le dit lui-même. A ce titre, son
témoignage sur les conditions d'exercice
des postes de secours en première ligne
a peu d'équivalent dans la littérature
combattante. Lucien Laby était en
outre un illustrateur de talent, dont
les dessins furent publiés semble-t-il
régulièrement dans la presse nationale
tout au long de la guerre.
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| Avec les alpins, F.A. Vuillermet Lethielleux, 1918
Le Frère-Prêcheur Vuillermet est désigné comme
aumônier de la 66e DI, et affecté au
groupe des brancardiers. Son récit couvre
la période du 16 avril au 25 octobre 1917,
dans le secteur du Chemin des Dames. C'est
un mélange hétéroclite de souvenirs personnels,
de témoignages rapportés et d'histoire officielle.
Lorsqu'il parle de ce qu'il a vu, notamment
au poste de secours pendant la bataille
de la Malmaison, il sait être attentif aux
hommes et aux faits. Mais son témoignage
est trop souvent gâté par une phraséologie
guerrière artificielle et déplacée. (Témoins;
p.412-413)
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| Le Chemin des Dames, Albert Bessières
Bloud & Gay,
1918
Né le 2 février 1877, l'auteur est prêtre et professeur
en Belgique à la déclaration
de guerre. Le 6 août 1914, il
est affecté à un train sanitaire.
Il y demeure plus de deux ans.
Il rejoint ensuite un hôpital,
avant d'être versé en juillet
1917 au GBD de la 130e DI. En
novembre, il passera à la 1ère
division de cavalerie à pied,
avant de devenir aumônier. Son
témoignage est, selon Cru, grandement
affaibli par sa volonté de propagande
religieuse et son souci d'être
édifiant. Il le regrette d'autant
que l'abbé Bessières "voit
juste et note clairement".
"Quand il veut, il parle
bien". Son livre est d'autre
part dépourvu de toute chronologie.
(Témoins, p.91-93)
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Brancardiers régimentaires
(CHR
: Compagnie Hors Rang)

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Lettres d'un fils, Jean Pottecher Emile-Paul, 1926 (réédition : Ysec,
2003)
Né le 18 mars 1896, l'auteur, normalien, s'engage
en avril 1915 à la 4e SIM.
Pacifiste, socialiste, il
souhaite servir sans porter
les armes. Versé au 19e
BCP, il part pour le front
le 26 juillet 1916 comme
infirmier au 59e BCP. Il
y restera jusqu'à ce qu'il
soit tué, le 24 juillet
1918. L'ouvrage rassemble
les lettres qu'il a adressées
à sa famille pendant ces
années de guerre.
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Le style
en a été quelque peu corrigé
par son père, Maurice Pottecher,
littérateur et homme de
théâtre réputé. Cela n'enlève
rien à ce témoignage d'une
qualité rare. L'auteur se
distingue par l'acuité de
ses réflexions, par son
humanité, par son honnêteté.
"On trouve la plus
grande franchise ; il dit
à peu près tout ce qu'il
pense." (Témoins ; p.539-542)
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Journal de guerre d'un Juif patriote, André
Kahn
Jean-Claude Simoën, 1978 L'auteur, avocat à Nancy, est à la mobilisation
versé dans l'auxiliaire et affecté
comme brancardier au 37e RI.
Dès le 3 août, il est sur la
frontière, et le 21 est fait
prisonnier à Morhange. En tant
que personnel non combattant,
il est rapidement libéré
et rapatrié en France le 31
août. Il rejoint aussitôt son
unité qui combat en Artois.
De novembre à la mi-avril 1915,
il occupe le secteur d'Ypres,
et participe en avril 1915 à
l'offensive d'Artois. |

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De septembre
à décembre, il est en Champagne.
En mars 1916, il est brancardier
à Verdun, puis rejoint la Somme
fin juin. Début 1917, il quitte
le front.
Le journal d'André Kahn, rédigé
sous forme de lettres à son
épouse, relate pour l'essentiel
les événements de 1914-1915,
lorsqu'il était en première
ligne. Intelligent et cultivé,
mais aussi profondément réactionnaire,
xénophobe et nourri de
lieux communs, André Kahn a
laissé un récit d'un indéniable
intérêt, notamment sur le fonctionnement
des conseils de guerre.
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Musicien-brancardier...
carnets
de Léopold Retailleau
Anovi, 2003 Mobilisé en août
1914, l'auteur a tenu son carnet de route jusqu'à ce qu'il trouve la mort le
26 juillet 1918, près de Dormans. Il aura connu successivement les
secteurs de Bièvre (août 1914),
Mondement (septembre 1914), les Flandres (1914-15),
l'Artois (1915), la Champagne (1916), Verdun
(1916), le Chemin des Dames (1917), la
Marne (1918). Homme sensible et curieux, il a enrichi
son témoignage écrit de dessins et de photographies, dont
les plus belles sont reproduites dans ce livre. Un témoignage qui vaut
autant par son texte profondément humain et exempt de toute forme
romancée, que par la richesse de ses illustrations. (Information
éditeur)
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| Carnets
de guerre, Victor Christophe
Journaux
de combattants et civils de la France du
Nord... - PU du Septentrion, 1998
Né en 1891, l'auteur faisait
partie de la clique du régiment. Musicien en
période de repos, il devenait brancardier
sur le champ de bataille. Ses carnets
couvrent toute la période de la guerre.
Déjà sous les drapeaux au moment de la
mobilisation, il partit dès le 3 août en
couverture. Il participe à l'offensive de
Lorraine, à la retraite puis à la bataille
de la Marne. En janvier 1915 il est en
Argonne.
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Evacué en mai pour une raison
inconnue, il rejoint en février 1916 et
combat dans le secteur du Mort-Homme de mars
à début juin. Il occupe ensuite un secteur
dans la Somme, de septembre à début
décembre. De retour en Argonne à la fin de
l'année, il participe à l'attaque du Mont
Sapigneul le 16 avril 1917. En juillet il est
dans la Meuse, à partir d'octobre dans la
forêt de Facq. En 1918 il combat sur la
Marne et en Champagne. Victor Christophe fut
finalement démobilisé le 27 juillet 1919.
(p.23-105)
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| Le feu, Henri
Barbusse
Flammarion,
1917 (Réédition 1996, augmenté d'un Carnet
de guerre. Edition poche : Le Livre de poche,
no
6524)
Clarté
Flammarion,
1919 (Réédition 1978)
Engagé volontaire, l'auteur rejoint le dépôt d'Albi le 10
septembre 1914. Versé au 231e RI (18e Cie, 3e
Section), il part pour le front le 29
décembre. Atteint de dysenterie, il est
affecté comme brancardier le 12 juin 1915.
Ne guérissant pas, il est versé le 18
novembre au 8e RIT, et affecté le 27 à un état-major.
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Cru ne
supportait pas qu'on fît de la littérature
à propos de la guerre. Aussi se montre-t-il
très sévère à l'égard des oeuvres de
Barbusse, et notamment de celle qui eut le
retentissement le plus considérable : Le
Feu. Il reproche à l'auteur d'avoir
conçu un roman dans la veine de Zola - ce
qui est indéniable -, et pour cela lui
dénie toute authenticité et toute
sincérité - ce qui est injuste. Il n'a pas
su voir que Barbusse n'a pas cherché à
consigner scrupuleusement son expérience
individuelle, mais à évoquer une mythologie
nouvelle de la guerre - une mythologie faite
de souffrance, de misère et d'abjection -
pour mieux la dénoncer.
Outre les deux livres cités, un roman : Les
Enchaînements (Flammarion, 1925) évoque
sur une cinquantaine de pages son expérience
de fantassin. (Témoins, 555-565)
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Mise à jour : 24 février 2008 |
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